Pourquoi vous présentez-vous ?
SAINT-GEORGES DE L'OYAPOCK. Vu ce que j'ai constaté pendant dix-huit ans, il est temps que je prenne part à la destinée de ma commune pour les quinze à vingt ans à venir. Je présente ma candidature pour amener du sang frais et de nouveaux projets, avec la ferme volonté d'être au service des Oyapockoises et des Oyapockois. Que reprochez-vous à Georges Elfort et Fabienne Mathurin-Brouard ?
Au XXIe siècle, Saint-Georges est en train de régresser. Il n'y a pas de projets structurants, pas de salle polyvalente, pas de salle de spectacle, plus d'équipe de foot et aucun vrai projet sportif. N'y aura-t-il pas trop de listes aux élections ?
Oui, par rapport à la population. Je voudrais que la démocratie fonctionne. Mais ce qu'on a, ce sont deux personnes qui se sont déjà présentées en 2008. On voit ce qu'il est advenu. Aujourd'hui, une conscience émerge à Saint-Georges. Tout le monde veut apporter sa pierre à l'édifice. Pouvez-vous vous entendre avec Edmar Elfort ou le MDES, qui envisagent de présenter des listes ?
Oui. Je ne veux pas en faire l'élection de ma personne mais que, quels que soient les alliés avec qui je travaillerai, Saint-Georges prenne le train qui est en marche. Quels sont vos projets ?
Par le passé, pour se faire élire, on a fait grimper les enchères en faveur des jeunes. Je ne promets rien. Mais il faut leur dire qu'il y a un projet pour eux, qu'il y a une chance de s'insérer à Saint-Georges. Avec mon conseil municipal, nous déciderons de ne pas percevoir nos indemnités pendant quinze mois. Tout de suite, vingt jeunes auront un emploi. Et en échange de cinquante heures de travail pour la commune, nous les enverrons au permis de conduire. Quelle est votre position sur les régularisations foncières ?
Pour l'instant, je ne promets rien. Il faut faire du cas par cas. Mais tout Oyapockois doit pouvoir avoir 1 000 m2 de terrain. Il faut proposer des techniciens et un guichet unique pour favoriser la construction endogène. Vous avez longtemps vécu loin de Saint-Georges. N'est-ce pas un handicap ?
Aujourd'hui, c'est un atout. Georges Othilly, quand il était président du conseil régional, disait : « Oyapockois, Oyapockoises, n'ayez pas peur d'aller à l'extérieur acquérir des connaissances et de les rapporter à votre commune. » C'est quelque chose que j'applique à la lettre. Comme le disait Aimé Césaire : « L'heure de nous-mêmes a sonné. »
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