Des dizaines d'ouvriers venus d'Oiapoque pour ces gigantesques travaux (EE)
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Un ballet ininterrompu de matériel et de camions est à l'oeuvre pour construire la route entre Oiapoque et Macapà.
Ils ont démarré les travaux gigantesques que l'on attendait depuis si longtemps et qui ressemblent davantage à l'image du Brésil moderne et qui en veut. Établis sur les 300 km qui séparent Oiapoque de Calçoene, ces trois tranches de chantiers, divisées en trois lots de marché, vont bientôt entrer dans une phase active générale. Entre Lourenço, extension du gîte aurifère qui court du Guyana à l'Amapà, et Calçoene, les travaux de profilage et de terrassement sur une bonne demi-centaine de kilomètres ont commencé dès le mois d'août et tournent à plein régime. De nouveaux itinéraires ont contraint les paysans du secteur à céder une partie de leurs pâturages au nom de l'utilité publique. Ce sont les ouvriers de l'entreprise routière, vêtus de leur bleu de travail, qui sont chargés d'implanter de nouveaux piquets et clôtures. De nombreux ponts en béton ont été construits en trois mois. Samedi dernier, les ouvriers profitaient d'une pause pour récupérer, à l'ombre de leurs propres ouvrages et attendaient le bus qui les ramènerait vers leurs familles, avant de reprendre le travail cette semaine.
Cassipore-Oiapoque : un flot de machines
Plus loin, à Cassipore 1 ou Cachipour pour les Français, les préparatifs du prochain grand chantier vont bon train.
Entre Cassipore et Oiapoque, un flot de camions, machines de terrassement et de matériels se déverse depuis le début de la semaine dernière. Samedi dernier, les camions chargés de matériaux continuaient d'arriver de Macapa. D'Oiapoque, ce sont des dizaines d'ouvriers recrutés sur place qui sont emmenés sur place. Ils monteront les lieux de vie du personnel avant de se lancer sur une piste qui ressemblera rapidement à une immense fourmilière dès cette semaine. Il reste cependant 36 ponts exactement à construire avant d'atteindre la partie asphaltée menant à Oiapoque.
Quant aux pièges provoqués par les déviations en latérite, élaborées à partir des chantiers de constructions, ils continuent de surprendre : bus, véhicules légers et même passants, comme cet agriculteur chargé de ses régimes de bananes. La saison des pluies va en plus regagner ses droits et son cortège de désagréments avec. Mais les défis quotidiens, ici, on connaît, et ils ne font pas peur!
• E.Epailly
Des dizaines d'ouvriers venus d'Oiapoque pour ces gigantesques travaux (EE)
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