En politique, parvenir à constituer une liste d'union n'a rien d'une sinécure. Particulièrement à Saint-Laurent où unir les forces de gauche demeure un pari quasiment insensé. Pourtant, tous les six ans lorsque sonne l'heure des élections municipales, les plus farouches opposants à Léon Bertrand - premier magistrat depuis 1983 - relancent presque systématiquement l'opération. Avec plus ou moins de succès. TRACTATIONS DE DERNIÈRE MINUTE
De fait, à quelques semaines de la clôture des dépôts de liste (le 6 mars), l'union de la gauche saint-laurentaise est toujours suspendue à quelques tractations de dernière minute entre le groupe Actions-progrès-citoyens et le Parti socialiste. En réalité, des accords ont été signés entre les deux formations depuis des mois. Ceux-ci stipulent notamment que la représentation au sein de la liste commune devra être parfaitement équitable. Un principe de répartition des tâches et des responsabilités qui provoque quelques désaccords entre les deux camps. Au point que les membres du PS ont préféré ne pas assister à la présentation officielle de leur tête de liste, Chris Chaumet, vendredi soir à Saint-Laurent. REPRISE DES DISCUSSIONS HIER
« Il s'agissait d'exprimer un désaccord, pas de se retirer de l'union, précise Franck Mathurin, secrétaire de la section PS. On a boycotté la présentation mais il faut être cohérent. Si on dit qu'on y va et que deux jours plus tard on affirme le contraire, on passe pour des comiques. » Pour Franck Mathurin, il ne s'agit pas d'un problème de « vision politique ou de programme » mais une question de respect des accords signés. « On ne chipote pas sur des détails mais sur les compétences sur les postes d'adjoints, etc. Ce sont des questions techniques. » Suffisantes toutefois pour prolonger l'incertitude. Rares sont les unions politiques qui se réalisent sans que ne s'instaure un rapport de force. Tête de liste d'union qui peine à se confirmer, Chris Chaumet assure » laisser les partis s'occuper de la composition » . Le candidat évoque « un petit clash » mais préfère se consacrer à « sa » campagne. Pour Serge-Aimé Sainte-Aude, élu APC sortant, « une stratégie doit être mise en place » . Elle passe, selon lui, par des discussions qui vont au-delà des accords préalablement signés. Les représentants des deux partis se sont réunis hier soir pour reprendre leurs discussions. « On est des frères, mais parfois des frères ennemis » , commente un militant.
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters