Jeudi, en Espagne, Leïla Heurtault a su faire abstraction de la pression pour décrocher son premier titre mondial (DR)
La Mananaise a décroché, jeudi en Espagne, le titre suprême chez les espoirs moins de 60 kg.
Elle l'a fait! En devenant championne du monde espoir à 18 ans, Leïla Heurtault a enfin vaincu le sort qui s'acharnait sur elle dans les champions internationaux. Ça s'est passé jeudi à Guadalajara, en Espagne. Peu avant 19 heures, heure locale, la Mananaise, sociétaire du Samouraï 2000 du Mans depuis quatre ans, battait la karatéka de Taïpé, Wen Ty, en finale. En remportant le titre mondial, elle décrochait aussi son premier podium dans un championnat international, elle qui domine pourtant sa catégorie dans les compétitions hors championnat.
L'an dernier, après des championnats d'Europe décevants, elle nous racontait avoir du mal à faire abstraction de la pression. Cette fois, les choses se sont passées différemment. « Avant les championnats du monde, elle disait qu'elle avait enfin compris qu'il fallait y aller détendue » , raconte Edgar Sabas, son ancien entraîneur de l'Union sportive mananaise (USM) qui reste en contact régulier avec la championne. « J'ai suivi la compétition en direct sur internet, poursuit-il. Ça a été un moment fort, beaucoup d'émotion. »
UNE VICTOIRE MANANAISE
Ce titre mondial est le deuxième remporté par un karatéka de Mana. Le premier l'avait été en 1980 par Jean-Luc Montama, premier Français champion du monde. Et pour Edgar Sabas, ce n'est pas un hasard : « A l'USM, Leïla était la seule qui absorbait toutes les techniques comme une éponge et les mettait en pratique tout de suite. »
Cette victoire, c'est donc aussi un peu celle du club mananais duquel Leïla est restée très proche. « En juillet-août, elle s'est entraînée avec nous, à Mana. Ça a boosté pas mal de jeunes filles, c'était très motivant. » La relève serait donc assurée ? Selon Edgar Sabas, cette relève serait même familiale. « Sa petite soeur, Sarah, qui vient de rejoindre l'Hexagone, est encore plus douée! » Voilà qui promet. Quant à Leïla, son premier entraîneur n'a qu'un conseil à lui donner : « Qu'elle garde la tête sur les épaules car c'est maintenant que le vrai travail commence. Il est facile d'avoir un titre, mais c'est plus compliqué de le garder! »
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