Le projet d'extension de la raffinerie (REP) de Staatsolie au Suriname, approche de sa dernière phase (DR)
Staatsolie rentre dans la phase finale de son extension. Une raffinerie qui, dès 2015, produira quotidiennement 2 000 barils de gazole, soit précisément ce que consomme la Guyane. En juillet, la Région établissait justement une prise de contact avec la société pétrolière.
Le projet d'extension de la raffinerie (REP) de Staatsolie, au Suriname, approche de sa dernière phase. Depuis août, les premiers systèmes sont livrés un par un, par le département de la construction à l'équipe de Commissioning and Start Up. C'est ce qui est mentionné dans la dernière édition du journal de Staatsolie. Lors de cette dernière phase, les machines de la nouvelle raffinerie sont démarrées et testées à tour de rôle, pour vérifier leur bon fonctionnement. Le site compte 500 postes de travail. La construction est quasiment terminée et Staatsolie y fera passer ses premières gouttes de pétrole en décembre. Il sera transformé en bitume et fuel lourd.
Dans le planning de l'entreprise, le premier fût de gazole devrait sortir de la raffinerie en février. Mais il faudra un peu plus de temps avant que la raffinerie ne soit entièrement opérationnelle. Le manager REP et CSU de Staatsolie, George Gemmell, décrit cette phase comme « monter vingt étages en ascenseur en partant du rez-de-chaussée. Ce n'est qu'en ayant atteint le dernier étage qu'on peut hisser le drapeau. » ll explique également que les mesures de sécurité sont renforcées. Pour accéder à certaines zones, il faut avoir une autorisation de travail spécifique, uniquement délivrée aux employés travaillant dans ce secteur. C'est ce rigoureux suivi de chaque employé qui a permis à la compagnie de se distinguer à l'international. En juillet, cinq millions d'heures avaient été effectuées sur le site sans aucun accident de travail. 2 800 ouvriers oeuvrent à l'extension de la raffinerie.
Raymond VAN HEMERT(fransinsuriname.com)
En profitera-t-on ?
La future raffinerie de Staatsolie, au Suriname, produira 2 000 barils de gazole par jour, à partir de l'an prochain (lire notre édition du 10 juillet). C'est exactement le volume consommé quotidiennement en Guyane. Le carburant surinamais répondra aux normes Euro 5, actuellement en vigueur en Europe. Le problème, c'est que l'Union passera aux normes Euro 6 en septembre. Il faudrait donc une dérogation de l'État pour pouvoir bénéficier du gazole de nos voisins. En juillet, Staatsolie ne s'était pas non plus prononcée sur le prix qu'elle pourrait proposer.
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