Wendie Renard : «Chaque fois que je mets mes crampons, c’est pour gagner !»
Soutenez la presse écrite et France-Guyane : >ABONNEZ-VOUS !
FOOTBALL

Wendie Renard : «Chaque fois que je mets mes crampons, c’est pour gagner !»

FXG
La défenseure de la France Wendie Renard auteur d'un but lors de la victoire 1-0 sur le Nigeria lors du Mondial à Rennes le 17 juin 2019
La défenseure de la France Wendie Renard auteur d'un but lors de la victoire 1-0 sur le Nigeria lors du Mondial à Rennes le 17 juin 2019 • FRANCK FIFE (AFP)

Wendie Renard est née le 20 juillet 1990 à Schœlcher en Martinique. Elle évolue au poste de défenseuse droite ou centre à l'Olympique lyonnais. Elle a remporté avec son club, l’Olympique lyonnais, quatorze Championnats de France, neuf Coupes de France, un Trophée des championnes ainsi que la Ligue des champions en 2011, 2012, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020. Rencontre.

Le foot professionnel, comment ça a commencé pour vous ?
"J’ai commencé le foot à 7 ans, mais je suis arrivée en métropole à 16 ans, donc le foot professionnel, on va dire que ça fait quatorze ans que j’en fais. Vous savez, je frappais déjà des pieds dans le ventre de ma mère ! Après, quand j’ai vécu à la cité Conquête au Prêcheur, j’étais entourée de gars qui jouaient tout le temps au foot ! Naturellement, j’ai joué au foot. J’ai toujours été attirée par le ballon rond, les voitures télécommandées, tout ce qui était pour les garçons… J’étais un garçon manqué."
Vous imaginiez-vous enfant que vous seriez considérée comme la meilleure défenseure au monde et l'une des meilleures joueuses du monde ?
"On ne s’imagine pas à ce point-là, mais on a forcément des rêves en étant petite… Moi, c’est sûr que je voulais vivre de ça. A l’école, quand on me demandait ce que je voudrais faire plus tard, j’écrivais « footballeuse professionnelle » alors que ça n’existait même pas. Même la maîtresse m’a dit un jour : « Non, Wendie, faut que tu changes, que tu choisisses un vrai métier ! » J’ai persisté : « Non, non, c’est ça que je veux faire ! » Et j’ai remis ce qu’elle avait barré ! Voilà, depuis mes 8 ans, j’ai dit à ma mère qu’un jour elle me verrait sous le maillot bleu. Ça pouvait