L'US Sinnamary est sacrée championne 2013-2014. (Minos)
L'US Sinnamary a remporté son vingtième titre de champion et sera au GuyMarGua. Montjoly n'avait sans doute plus d'espoir.
La saison qui vient de s'écouler ne fut pas d'une grande référence sportive. Sinnamary reste au haut de l'affiche et a surtout pu réaliser sa transition sans perdre de sa compétitivité. Elle l'a encore démontré lors de ses play-offs, où Montjoly est repartie avec un 3-0 sec.
Jamais dans la saison, les Montjoliennes, qui sont en phase de reconstruction, ne sont arrivées à battre le champion 2013-2014. Sinnamary, avec sa rage de vaincre, sa détermination, ne livre son basket que lorsqu'elle est en danger. Car si Montjoly est battue, c'est qu'il lui manque cette culture de la compétition, de la lutte. Des ingrédients qui se travaillent au fil des saisons.
Dimanche soir, avec sa troisième victoire, Sinnamary a déposé un vingtième diamant sur sa couronne. Ils ne se ressemblent pas tous, mais ils ont le même éclat. Certaines joueuses de l'effectif actuel étaient encore à la maternelle lorsque Guy Marchand, Emilie Ventura, Jean Alfré surtout, ont commencé à jouer les orfèvres des Antilles-Guyane.
Xavier Briquet a pris la succession, et il semble être en passe de réussir le passage entre les nouvelles générations. Il ne reste plus que deux cadres. Mirella Ventura et Chrystelle Frédéric, qui ne donnent pas l'impression d'être usées. Léal Youga, élue meilleure joueuse, apporte sa puissance et son adresse à un édifice qui devra batailler dans une semaine pour le GuyMarGua qui se déroulera dans notre région. Sinnamary devra défendre un titre conquis en Guadeloupe la saison dernière.
Montjoly a laissé passer une opportunité de rendre cette finale plus attractive lors du premier match.
Avec plus de détermination, une plus grande rigueur aux entraînements, elle pourra prétendre abattre sa meilleure ennemie.
La satisfaction de Régine Racon, l'entraîneur de Montjoly, est porteuse d'espoir. Elle subit l'éclat des diamants de Sinnamary, terre de bijouterie. La victoire sinnamarienne ne souffre d'aucune contestation.
Régulières depuis le début de la saison, les Ibis rouges manquent tout de même d'une plus grande opposition. Mais c'est la composition structurelle du basket féminin guyanais qui en est la principale cause. Seulement cinq équipes en championnat, avec de gros écarts de niveau.
Dimanche soir, la joie de Sinnamary ne prenait pas en compte toutes ces considérations. Seul le vingtième titre remplissait les têtes.
ELLES ONT DIT
Mirella Ventura, US Sinnamary : On savoure
(Minos)
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C'est notre vingtième titre et nous sommes très heureuses. Malgré nos trois victoires, ce ne fut pas facile. Nous n'avons pas voulu lâcher et nous devons nous mobiliser pour le GuyMarGua. On savoure pour l'instant.
Régine Racon, entraîneur de Montjoly : Une belle prestation
(Minos)
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Au vu de la saison, nous avons fait une belle prestation. Il fallait remporter le premier match où nous sommes passés près. Je ne suis pas déçue particulièrement car nous sommes arrivées en finale ce qui n'était pas prévu.
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