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J'ai testé pour vous

[VIDEO] Le contre-la-montre... mes cuisses s'en souviennent

Nahomie PERIGNY, n.perigny@agmedias.fr
Le cycliste Len's Arristel, coureur du Vélo Club Guyanais, nous montre l'étape.
Le cycliste Len's Arristel, coureur du Vélo Club Guyanais, nous montre l'étape. • SABRINA GUILLOT-ALONSO

Il m'aura fallu plus de 30 minutes pour venir à bout de la totalité du parcours

Sous un soleil de plomb, je me suis essayée à la fameuse épreuve du contre-la-montre, au programme du premier tronçon de la deuxième étape du Tour de Guyane, dimanche 16 août.

Avec la ferme conviction d'aller jusqu'au bout sans poser le pied à terre, j'enfile ma combinaison de cycliste, mon casque et mes baskets, puis je rejoins le cycliste Lens Arristhel, coureur du Vélo Club Guyanais, prête à affronter ce que je surnomme désormais la colline de « l'horreur ».

 

 

Le rendez-vous est donné. Nous entamons doucement le parcours, au départ, à quelques mètres du croisement avec la rue Salvador-Allende. Malgré quelques déséquilibres, le petit passage plat reste, de loin, la meilleure partie du trajet. Quelques minutes de répit avant le véritable effort. Puis vient la montée.

« C'est dur, même pour les plus forts »

Au début, tout roule. Et quand je parle du début, je parle bien de quelques secondes seulement. Très vite, les premières douleurs apparaissent dans les cuisses. À force de pousser sur les pédales, elles se mettent à chauffer, jusqu'à donner l'impression d'être en feu.

«  Si tu sens que c'est dur, décale la petite barre sur le côté pour changer tes vitesses et adapter ton rythme à ton allure », m'explique Lens Arristhel, qui, lui, ne semble pas souffrir le moins du monde.

Manque de chance, j'avais déjà réduit la difficulté en passant sur la vitesse la plus basse. Et pourtant, la douleur est bien là. Trois minutes seulement après le départ, mon pied ne tarde pas à retrouver le réconfort du sol.

«  C'est dur, même pour les plus forts », me lance-t-il.

J'avale une gorgée du sirop de grenadine à l'eau contenu dans ma gourde, histoire de reprendre quelques forces, puis je remonte sur le vélo. Cette fois, la reprise se fait avec l'aide du cycliste, qui me pousse dans le dos pour m'aider à repartir.

« Dès que tu sens que l'effort devient trop dur, n'hésite pas à te mettre debout et à t'aider des cocottes, situées sur le dessus des freins. »

Un conseil qui me permet de rester sur le vélo... une minute de plus.

Une montée  en 30 minutes

Finalement, arrivée à la moitié du parcours, après d'innombrables pauses, je me résous à terminer la montée à pied. Une fois au sommet, je m'accorde un nouveau temps de répit avant de repartir de plus belle, cette fois dans la descente.

Mais même là, le parcours ne me laisse pas vraiment de répit. Et ce n'est pas la vitesse que je cherche à conserver. Mes mains restent fermement appuyées sur les freins, de peur de chavirer dans les petits virages sans parvenir à maîtriser ce vélo aussi léger qu'une plume.

Il m'aura fallu plus de 30 minutes pour venir à bout de la totalité du parcours.

Un temps qui paraît bien loin de celui réalisé par le vainqueur de l'épreuve, le Néerlandais Sten Verzijl. Il a bouclé les 5,88 kilomètres en 7 minutes et 35 secondes.

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