Riner Cup : Un baptême du feu marquant pour les ultramarins
Pour sa deuxième édition, la Riner Cup a enflammé le Clichy Hall (Hauts-de-Seine). Près de 950 jeunes judokas étaient réunis pour un week-end intense dédié aux minimes et cadets. Un tournoi populaire, accessible, taillé pour offrir à nos jeunes ultramarins leur moment de lumière.
Pour la première fois, une délégation venue de Martinique et de Guadeloupe participait à la Riner Cup. Il y avait notamment treize athlètes du Pôle Espoir Martinique, issus d'une mutualisation de plusieurs clubs de l'île. Les 15 et 16 novembre derniers, ces jeunes judokas découvraient un événement surdimensionné : ambiance électrique, tribunes pleines, combats de trois minutes à décision obligatoire et un Teddy Riner omniprésent, arrivant comme une rock star, enchaînant selfies, autographes et encouragements.
Pour les jeunes, l'impact a été immédiat. “Avoir un événement de cette envergure mené par un Antillais c'est énorme”, résume Grégory Mondésir, entraineur délégation de la délégation martiniquaise. Voir une telle personnalité comme Teddy Riner sur un tatami, change énormément de choses. La motivation se multiplie avec une envie de se surpasser pour briller aux yeux d'un des plus grands athlètes mondiaux du 21ème siècle.
Des performances solides malgré l'absence de podium
La marche était peut-être trop haute pour nos délégations. Face aux meilleurs jeunes judokas de France, les ultramarins ont pourtant su imposer leur judo. Pas de médaille cette année, mais plusieurs distinctions fortes. Les martiniquais Antoine Ducteil et Marie-Françoise Ludivine se sont distingués dans la catégorie des meilleurs ippons.
Cinq athlètes ultramarins ont terminé 5ᵉ nationaux. De quoi nourrir un mélange de fierté et de frustration : la joie d'avoir rivalisé, la déception de ne pas monter sur la boîte.
Une deuxième édition pleine de promesses
Avancée en novembre pour coller au calendrier national, cette 2ᵉ édition de la Riner Cup confirme la montée en puissance du tournoi : près de 950 participants contre 600 l'an dernier, des lots remis par le triple champion olympique lui-même, un tirage au sort pour les spectateurs (voiture + billets pour la Guadeloupe), et même des primes pour les catégories seniors. La légende guadeloupéenne veut ancrer l'événement dans la durée, voire l'exporter un jour en Guadeloupe. La présence de délégations guyanaises ou réunionnaises pour les prochaines éditions semble de plus en plus probable. Pour les jeunes martiniquais et guadeloupéens, cette Riner Cup n'était pas qu'une compétition. C'était une immersion, un déclic, une affirmation de leur place au niveau national. Ils repartent sans podium, mais avec des repères, du vécu, des ambitions renforcées. Et cela, sous le regard de Teddy Riner, n'a évidemment pas de prix.

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