Ces quarante-sept jeunes de Guyane, âgés de 18 à 23 ans, ont été acteurs, au Brésil, de la première partie du plus grand événement mondial. Choisis par des organismes de formation, dans le cadre d'un cursus où ils ont un mémoire à rendre avant leur examen final, ils étaient coachés par quatre professionnels de l'encadrement. Ils sont rentrés au pays samedi, la tête pleine de souvenirs. « Le bilan est positif et l'expérience très enrichissante pour ces jeunes » , estime l'entraîneur de foot François Louis-Marie, l'un des encadrants. Postionnés sur les sites de Manaus et Natal, ils ont été intermédiaires auprès des médias, ont contribué à l'accueil, à la sécurité de la compétition et des entraînements, aidé à la restauration et aux transports. « Tout n'a pas été parfait, poursuit François Louis-Marie, mais au niveau des comportements et des rôles qu'on leur avait confié, ils ont vécu une expérience professionnelle et ont rempli leurs missions. » LE SOUTIEN DU GIP BASE AVANCÉE
L'image inquiétante du Brésil véhiculée par les médias avant le Mondial inquiétait leurs parents. « Ils n'ont pas subi d'agression et ne se sont pas retrouvés au coeur d'une guerre civile, poursuit l'éducateur. Certains ont même eu accès à des personnalités importantes. De plus, ils ont été émerveillés par chaque match qu'ils ont vu, par le côté touristique et culturel. » Ce séjour très formateur au Brésil a été financé par le GIP Base avancée, la Région, le Département, la Coopération, la DJSCS. « Nous remercions chaleureusement l'équipe de Madame Lupon, la directrice de la GIP Base avancée, qui s'est démenée pour faire aboutir ce projet. Aucun autre organisme ne s'était manifesté pour soutenir cette initiative » , souligne François Louis-Marie. Le pronostic de François Louis-Marie
François Louis-Marie, entraîneur du club Guyane, a forcément eu un regard sur la compétition. « Ça m'a beaucoup intéressé. J'ai vu de très bons matchs lors de ce premier tour. J'ai trouvé toutes les équipes à peu près du même niveau, ce qui a rendu les matchs très vivants. » S'il portait un maillot brésilien samedi, à son retour, « c'est pour le match face au Chili, mais le Brésil n'est pas mon favori. En Guyane, nous avons beaucoup été influencés par la Coupe du monde de 1970, à l'époque du roi Pelé. Mais actuellement, le Brésil ne dégage plus cette qualité de jeu ni la certitude de la victoire, et n'est pas le grand favori » . Il aimerait bien une finale Brésil - Argentine ou France - Argentine. Mais tout ça reste indécis car « toutes les équipes se valent » .
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters