C'est votre premier titre de champion d'Europe, qu'est-ce que vous avez ressenti lorsque c'était gagné ?
Je m'attendais à ce qu'on fasse un bon résultat. Personnellement, j'avais de très bonnes sensations, j'avais l'envie. Pendant les qualifications, je ne savais pas encore que je ferais partie du relais en finale, donc je me suis donné à fond. En finale, lorsque j'ai fini de nager, j'étais super content de ma prestation. Ensuite, je me suis juste dit « je suis champion d'Europe » . Mais comme j'ai d'autres courses épreuves de prévues, je suis rapidement passé à la suite. Ce titre, c'est un aboutissement pour vous ?
Champion d'Europe, c'est bien, mais ce n'est pas champion du monde ou champion Olympique. Après, c'est vrai que ça fait une bonne impression d'être dans ce relais et de représenter la France. Au départ, vous n'étiez pas forcément favori, on pensait plutôt aux Russes...
Les Russes ont le même problème que nous : un relais avec trois jeunes et un plus âgé. Les jeunes comme moi commencent à monter et il faut nous laisser la place. Il faut montrer que le haut niveau français est toujours là. Je pense que c'était une bonne décision de placer des jeunes dans ce relais. C'est un investissement sur l'avenir ?
Oui. Si je n'avais pas fait ce relais-là, je n'aurais pas cette expérience pour les Mondiaux l'an prochain et surtout pour les prochains JO. Il faut emmagasiner de l'expérience : c'est ce que la France et la Russie ont mis en place. C'est vrai que dans la chambre d'appel, quand on se retrouve à côté d'un champion olympique ou d'un recordman du monde, on stresse face à ces grands champions. Mais Yannick (Agnel, champion olympique sur 200 m nage libre) sait nous rassurer. Comme il dit : « ils sont aussi passés par là. » Pour ce relais, vous avez dû renoncer au 50 m papillon. C'est une décision qui n'a pas été facile à prendre j'imagine...
C'est vrai que c'est ma nage de prédilection mais j'ai préféré aller chercher cette médaille en équipe. Le matin, j'avais tout donné en série du 4X100. J'étais dans la dernière série du 50 m papillon, donc je devais nager seulement quelques minutes avant la finale du relais, c'était trop chaud. Justement, vendredi, il n'y a que 20 minutes entre la demi-finale du 100 m papillon et la finale du 100 m nage libre, deux épreuves dans lesquelles vous êtes engagés. Avez-vous fait un choix entre les deux ?
Non, pour l'instant je reste sur les deux épreuves. C'est vrai que cela ne fait pas beaucoup de temps pour récupérer, mais je ne suis pas encore qualifié. Vous avez une préférence ?
Sincèrement, ma préférence c'est de prendre du plaisir! Avec pour objectif d'engranger de l'expérience en vue des JO de Rio 2016 ?
Aux JO, même quand tu n'as jamais fait de championnat d'Europe ou de Mondial, tu peux exploser et faire un super temps. En fait, la vraie expérience, ce sont tes temps de référence. Meilleurs sont tes temps de référence et moins tu as de pression au départ, que tu aies fait les Mondiaux ou pas. Votre soeur, Malia, n'est pas sur place. Vous a-telle contacté pour vous féliciter après votre titre ?
Non, je ne l'ai pas eu au téléphone. Elle m'a envoyé un message d'encouragement avant et un autre de félicitations après. Ça m'a fait plaisir. Par contre, Myrtho Mandé, le président du comité de Guyane et du Megaquarius - votre premier club - est à Berlin. Sa présence compte pour vous ?
Oui, j'ai vu Myrtho. C'est clair que ça fait toujours du bien d'avoir une présence guyanaise. Ça encourage de savoir que je suis toujours suivi par les Guyanais même si je ne vis plus en Guyane. La suite de la compétition
Mehdy Metella sera encore aligné sur 100 m nage libre et 100 m papillon.
Aujourd'hui : séries du 100 m nage libre à 9 h 47 (1) et demi-finale à 18 h 23 (2).
Demain : séries du 100 m papillon à 10h*, demi-finale à 18 h 28 (3). Finale du 100 m nage libre à 18 h 47 (4).
Samedi : Finale du 100 m papillon à 16 h 27 (5).
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