Escrime : Océane Francillonne repart en or de la Coupe du monde
Elles ont été brillantes sur la piste d’escrime le week-end dernier. La Guyanaise Océane Francillonne et ses coéquipières de l’équipe de France M20 se sont hissées sur la première marche du podium à la dernière étape de la Coupe du Monde d’épée Dames catégorie Junior se disputant à Burgos, en Espagne. Elle revient pour France-Guyane sur ce bel exploit.
La tension était maximale dimanche dernier du côté de Burgos où se disputait la finale de la coupe du monde d’épée qui opposait l’équipe de France aux Polonaises. Au terme du temps imparti, aucune des deux formations n’avait su prendre le dessus (36-36).
Le vainqueur allait donc se décider sur une touche finale, un dénouement s’apparentant étrangement à l’autre match de coupe du monde qui se déroulait au Qatar dans le même temps (lire sur franceguyane.fr). Néanmoins, ce sont bien nos françaises qui ont fini par arracher la victoire au bout du suspens (37-36) pour leur plus grand bonheur.
« La fin du match était très serrée. C’est plus facile de contrôler ses émotions quand on est sur la piste mais en dehors la tension est à son comble. Je sais que j’avais le cœur qui battait vite, à chaque action je sursautais donc lorsqu’on a remporté le dernier point c’était l’explosion de joie. » nous a raconté Océane une fois l’émotion retombée.
Il faut dire que la tireuse guyanaise a redoublé d’efforts sur l’ensemble de la compétition tout comme sur cette finale. Elle a inscrit au total 17 points pour son équipe et concédé seulement 11 touches à ses adversaires.
Cette victoire en coupe du monde, est-ce votre premier titre international ?
« Oui c’est le premier. Ça fait du bien surtout que là c’est une médaille en or donc on a eu droit à notre première Marseillaise. C'était un moment magique…surtout en équipe ! »
Que représente-t-elle pour vous ?
« C’est un encouragement mais c’est aussi une fierté parce qu’on a su rebondir. Ça nous montre qu’on est capable de réussir et que tous nos sacrifices peuvent finir par être récompensés.
Ça fait du bien mentalement aussi parce que lorsque les résultats ne sont pas au bout ce n’est pas toujours facile de tenir le coup donc voilà, pour finir l’année 2022 c’est que du bonheur ! »
Première saison sur le circuit mondial Junior
A 18 ans, Océane Francillonne découvre le circuit de Coupe du monde (composé de cinq étapes) dans sa catégorie et espère bien joindre ses résultats individuels à ses premières réussites avec le collectif tricolore.
Comment se passe votre début de saison et comment vous sentez-vous sur le circuit ?
« J’ai disputé ma première compétition internationale de la saison à Laupheim en Allemagne le 3 décembre. J'avais beaucoup d'appréhension parce que c'était la première, et il y avait des places pour les championnats d’Europe et du monde qui se jouaient. Donc il y avait du stress mais j'étais très en forme de physiquement et mentalement aussi j'étais bien.
Je me suis très bien sentie sur la piste, tout était fluide mais derrière je n'ai pas eu le résultat que j'espérais mais en tout cas j’ai eu d’importantes pistes de travail.
A Burgos, j'étais moins dans ce que je savais faire de bien mais j’ai su me retrouver au fil de la compétition donc je pense que je suis sur le bon chemin faire quelque chose. »
« C’est dur, c'est frustrant, mais j'ai vite été en capacité de prendre du recul et de me poser les bonnes questions pour savoir ce qui n'a pas été et sur quoi je devais axer mon travail »
Le plus important était surtout de se remobiliser afin d’enchaîner sur de bonnes performances dans le tournoi par équipe à suivre.
« On a fait notre débrief avec mes coéquipières et nos entraîneurs, on a su mettre de côté nos performances en individuel pour se concentrer sur la compétition par équipe qui était tout aussi importante. Avec les filles on était vraiment concentrées sur ce qui se passait avec l’équipe on s’est soutenues mutuellement et on est allées chercher cette victoire en groupe »
Celle pour qui tout à commencé au Club d’Escrime de Cayenne lors de la saison 2010-2011 a pour objectif de continuer à gravir les échelons petit à petit. Le chemin pour entrevoir de nouveau les Championnats d’Europe et du Monde auxquels elle avait participé la saison dernière reste encore à parcourir.
« Pour 2023 j’ai une première échéance internationale les 7 et 8 janvier. On a une nouvelle étape de coupe du monde à Udine (en Italie ndlr.) par équipe puis en individuel. Ensuite j’enchaînerais sur un circuit national en Sénior. »
Le travail continue donc pour la jeune guyanaise qui poursuit sa formation au Creps des Haut-de-France au sein du Pôle épée dames. Elle sera également en stage dès la semaine prochaine pour préparer ses échéances de 2023.
« Je voudrais enfin remercier tous les clubs de Guyane, à mon entraîneur Joël Gonzil et Gérard Le Brun notre président de club. J’adresse aussi mes remerciements à la CTG qui nous aide beaucoup, également au Maeva qui a été mon premier sponsor, à Rangers Sécurité mais aussi et surtout à ma famille, qui a été très présente et qui ne cesse de l’être jusqu’à maintenant. »

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