Des skippers scotchés à la côte
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
RAMES GUYANE

Des skippers scotchés à la côte

A. S.-M.
En choisissant l'option sud, Catherine Barroy est parvenue à s'éloigner rapidement des côtes sénégalaises (JA/Rames Guyane)
En choisissant l'option sud, Catherine Barroy est parvenue à s'éloigner rapidement des côtes sénégalaises (JA/Rames Guyane)

Hier soir, après deux jours de course, la moitié des concurrents n'avaient toujours pas décollé du littoral sénégalais.

Décidément, Rames Guyane ne sera jamais tendre avec les concurrents et cela dès les premiers coups de rames. Comme lors des précédentes éditions, le départ de l'épreuve 2014 est chaotique. La faute au vent qui s'est obstiné à souffler d'est en ouest pour rabattre les skippers vers côte sénégalaise. Hier soir, au terme du deuxième jour de course, la moitié d'entre eux étaient en effet encore « collés » à la côte, incapables de prendre le large. La plupart étaient pourtant parvenus, dans un premier temps, à s'éloigner du littoral, mais ils ont été inexorablement ramenés vers leur point de départ. Et dans cette petite débâcle, les Guyanais ne sont pas épargnés. Jean-Pierre Lasalarié, Salomé Castillo ou encore Harry Culas font partie de ceux qui peinent à partir vers l'ouest et qui ont décidé de se mettre à l'abri, le long de la côte, en attendant que les vents se calment. Dans la Team Guyane, seul Olivier Bernard, à bord de Ninay 973, parvient pour l'instant à tirer son épingle du jeu. À force de courage et d'obstination, celui qui est à la fois skipper et organisateur a réussi à prendre le large en quittant l'option Nord, qu'il avait préféré dans un premier temps, pour plonger vers le sud.
ON DIRAIT LE SUD!
Car c'est vers le sud, visiblement, qu'il fallait se tourner en ce début de course. Choisissant cette option dès le départ, quatre skippers ont mis les bouts : Didier Torre, Patrice Charlet, Antonio De La Rosa et Catherine Barroy. En prenant une route très au sud, ils s'éloignent de l'orthodromie, la trajectoire théoriquement idéale, mais ont surtout trouvé des vents un peu moins défavorables et des courants porteurs. Toutefois, ce choix pourrait s'avérer payant à court terme mais pas dans la durée. En naviguant ainsi très au sud, ils risquent de se retrouver dans des courants piégeux. Pour l'heure, il est donc encore trop tôt pour faire un véritable point sur le classement. Celui-ci étant calculé en fonction de la distance à vol d'oiseau qui sépare les skippers de la Guyane, ceux du sud, malgré les milles parcourus, se retrouvent plus loin que les concurrents restés sur la côte.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger