Rien ne prédisposait Clarys Coeta, 16 ans,
à intégrer un Pôle espoir. Ceux qui se rappellent ses débuts dans
le judo il y a quatre ans le confirmeront. Eric Emmanuel, son
entraîneur, se souvient : « Elle nous avait été proposée par le PRE
(Projet de réussite éducative de la ville de Cayenne) qui
accompagne des jeunes scolaires en difficulté. Clarys est
dyslexique, et quand elle est arrivée au CSAB, elle a eu beau de
mal à s'intégrer. » L'entraîneur la met en confiance et la valorise
auprès de ses camarades, qui l'acceptent avec ses défauts mais
surtout ses qualités. À ce moment-là, Clarys est un peu rebelle,
elle nous le confirme : « En 6e, je n'aimais pas l'école. Pour moi,
ça ne servait à rien. Avoir un diplôme, pour quoi faire ? Il n'y a
pas de travail pour les jeunes » .
« UN GROS CHALLENGE POUR NOUS ET POUR ELLE
»
L'année suivante, sa maman Rebecca Pita,
tombe gravement malade. Clarys subit un choc : « J'ai vraiment eu
peur et je me suis demandée qui allait s'occuper de mes frères et
soeurs si elle partait. Je me suis dit...
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