Carine Delatte, 50 ans, nous accueille dans
son restaurant, assise devant ses deux drapeaux de coeur, ceux de
la France et de la Belgique. « Ils sont accrochés là depuis
l'ouverture du restaurant, il y a quatre ans et demi. Je n'ai pas
attendu la Coupe du monde pour les mettre » , justifie-t-elle. La
cheffe est née à Bruxelles d'une mère française et d'un père belge.
Elle fait partie de la centaine (1) de résidents belges estimés en
Guyane. La demie-finale d'aujourd'hui est un moment important pour
elle. Elle n'ouvrira pas pour autant son établissement. Elle
regardera le match chez elle, avec de la famille et des amis. «
Nous serons quatre belges et quatre français. [...] Nous ferons un
apéro dînatoire avec de la bière... belge! »
« LA BELGIQUE N'A PAS ENCORE D'ÉTOILE
»
Tout sera donc une affaire de pression.
Elle fustige d'ailleurs celle que le président de la République,
Emmanuel Macron, a mis sur l'équipe de France en déclarant qu'« une
Coupe du monde réussie est une Coupe du monde gagnée » . Carine
Delatte n'hésite pas, elle aussi, à mettre la pression sur les deux
équipes : « Celle qui gagnera ce match devra remporter la
compétition. J'ai une préférence pour la Belgique, car elle n'a pas
encore d'étoile » , déclare-t-elle avec un large sourire. Quant au
déroulement de cette demie-finale, « j'espère qu'il n'y aura pas
les mêmes débordements que lors du match Uruguay-France » ,
confie-t-elle, en référence à l'altercation entre Kylian Mbappé et
Cristian Rodriguez à la 68e minute de jeu. Et au sujet du score,
elle ne...
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