L'incroyable emprise de Michel Gamiette sur ses 12 femmes (1/2)
Le mercredi 23 janvier 1985, l'ancien mormon désabusé qui se disait prophète, et était président de l'« Ordre Uni des Saints des derniers jours de la Guadeloupe », avait à répondre devant la justice d'extorsion de fonds, de violences avec préméditation et de subornation de témoin. C'est le propre fils du prophète et une Martiniquaise, membre de la secte pendant cinq ans, qui ont été à l'origine de la procédure qui l'a conduit devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre. Michel Gamiette avait rétabli, à son usage, la pratique de la polygamie. Nombre de ses femmes, presque toutes enseignantes, lui ont été fidèles jusqu'au bout. Elles lui reversaient la quasi-totalité de leur salaire.
«Aujourd'hui, avec mes deux pauvres amies, nous avons décidé de dénoncer les abominations de mon père, non pas pour nous, ni pour récupérer notre argent, mais pour aider les autres fidèles à se libérer de l'horrible emprise de mon père ».
C'est Max, le fils de Michel Gamiette, qui dénonce auprès de notre confrère François Bracy dans l'édition de France-Antilles du vendredi 6 avril 1984. Ses deux autres « pauvres amies » sont Jessy, 28 ans, une Martiniquaise qui a rejoint la secte cinq ans plus tôt, et Marquise, 26 ans, qui n'est autre que sa compagne. Elle lui a donné un fils.
Max Gamiette a quitté la secte au mois de juillet 1983, suivi des deux autres membres. Jessy rentre en Martinique. Marquise se réfugie chez les mormons de Saint-Martin. La « famille plurale » de Goyave n'entend plus parler d'eux. Six mois plus tard, le 23 janvier 1984, Max Gamiette, 30 ans, adresse une lettre au procureur de la République de Pointe-à-Pitre. Dans une longue lettre de 5 feuillets, il accuse son père d'exercer des violences à l'encontre de certains membres de la secte. Toutes des femmes. Il l'accuse en outre d'obliger ses fidèles à lui verser leurs revenus et de pratiquer la polygamie tout en les faisant vivre dans la terreur. Il explique qu'il ne doit son salut qu'au réconfort que lui ont apporté des Mormons de France, avec lesquels il s'est désormais établi.
Le procureur de la République de Pointe-à-Pitre saisit le commissariat central de Pointe-à-Pitre le 1er février 1984. L'enquête démarre et va être menée jusqu'en Martinique où l'on retrouve la trace de Jessy.
Le 17 mars 1984, Michel Gamiette, inculpé d'extorsion de fonds et de violences avec préméditation, est emprisonné. La presse s'empare de l'affaire.
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