Futsal, volley et athlétisme : à chacun sa spécialité (KS)
Sept jeunes sportifs ont été recrutés en contrats d'avenir. Une double mission les attend : ils sont animateurs dans les écoles de la ville, mais aussi dans des clubs de volley, futsal et athlétisme.
En début d'année dernière, cinq jeunes Cayennais étaient recrutés en contrats d'avenir (1). Tous devaient alors intégrer les maisons de quartier de la ville, comme animateurs. Une expérience bénéfique que la municipalité réitère, dans le domaine du sport cette fois. Vendredi, sept jeunes âgés de 18 à 23 ans ont signé leur contrat. Un joli cadeau d'anniversaire pour Augusto Leite de Souza, qui soufflait ce jour-là ses 22 bougies. Avec Joyce Oder, ils intègrent l'équipe d'animateurs du FC Family, un club de futsal. Dolores Latour rejoint quant à elle la ligue guyanaise de volley-ball. Et c'est le Montabo Athletic Club qui rafle la mise avec l'embauche de quatre personnes : Christopher Nelson, Axel Pointel, Aniel Michaud et Jean-Benoti Germeil.
Tous ces jeunes sont champions dans leurs domaines respectifs et il semble logique aujourd'hui qu'ils puissent transmettre leur savoir et leur passion à d'autres gamins. Car en plus de leur travail d'animation au sein des clubs, tous ont été recrutés par la mairie comme animateurs dans les écoles, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. « On est tous des sportifs, on est donc comme des poissons dans l'eau » , confie Jean-Benoti.
Pendant trois ans, ils seront formés aux métiers du sport et pourront passer leur brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport. « Et après ? » interroge déjà Alphonse Ringuet, le président du Montabo Athletic Club, qui souhaite que les collectivités s'engagent dès à présent. « Il faut qu'on ait de vrais professionnels du sport en Guyane. Pour l'instant, ça n'existe pas. Or ces sept jeunes seront là, prêts à travailler et à développer des projets. » Il insiste : « Au moment des emplois jeunes, on avait signé quatorze contrats. Mais très peu ont continué dans les métiers du sport. Certains sont aujourd'hui policiers, gardiens de prison... Il faut leur donner les moyens de poursuivre. »
(1) Mis en place par le gouvernement, ces contrats sont financés à 75% par l'État. La Ville de Cayenne assure 15%, la direction de la jeunesse et des sports 5%, et les clubs de sport 5%.
PLUS D'INFOS - Le foot, grand absent
C'est la discipline qui compte le plus de licenciés et qui fédère le plus de jeunes. Pourtant, aucun club de foot n'était représenté vendredi. Dommage. D'autant plus que l'adjoint au sport de la Ville de Cayenne n'est autre que Jean Laquitaine, également dirigeant du CSC de Cayenne, un club de... foot!
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