La plus grande commune de France souffre d'un marché du travail qui n'offre pas de possibilités à beaucoup d'habitants. Pourtant, les travaux s'y multiplient, mais souvent sans la main d'oeuvre locale.
« Je cherche n'importe quoi, si j'ai un contrat c'est
déjà bien ». Comme de nombreux jeunes de Maripasoula, Alex
Barcarel, 32 ans, se débrouille pour vivre avec « quelques
petits jobs en informel », par obligation, parce qu'il ne
parvient pas à trouver de travail salarié dans sa ville. Une
situation difficilement tenable pour beaucoup, alors que Pôle
emploi estime que jusqu'à 60% de la population serait sans emploi
déclaré, témoigne Dina Martin, qui entend « beaucoup de jeunes
parler de mettre le bordel » par désespoir. D'autres sont
poussés à l'illégalité par la situation, rappelle le presque
trentenaire : « Si je fais le voyage [comme mule], je gagnerai
7000 euros ».
Une tentation confirmée à mots couverts par Ghislain Mouton et
Ghandi, assis sur des chaises installées...
Édition spéciale : Rétro 2025
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