Quand la Guyane se bloque
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Quand la Guyane se bloque

Pierre-Yves CARLIER
Les lycéens sont descendus dans la rue en 1996 pour réclamer un rectorat en Guyane (photo d'archives)
Les lycéens sont descendus dans la rue en 1996 pour réclamer un rectorat en Guyane (photo d'archives)

Les mouvements sociaux entamés cette semaine ravivent le souvenir des manifestations de 1996 et 2008.

Les barrages actuellement érigés en Guyane connaissent une ampleur sans précédent. Pas parce que toute la Guyane est bloquée. Avec deux routes, ce n'est pas très compliqué. Mais parce qu'aujourd'hui, souligne un universitaire de Guyane, « la nouveauté, c'est l'unanimité des habitants de la Guyane sur le fond des problèmes. Aucun mouvement, aucun acteur de la vie économique, sociale et politique n'a omis de manifester son soutien. » Alors que les mouvements ont souvent été circonscrits au littoral, cette fois-ci, Maripasoula et Papaïchton sont bloqués ; le maire de Grand-Santi soutient le mouvement ; les organisations autochtones sont sur les barrages.
En 2008 contre le prix des carburants ; en 1996 pour le rectorat ; en 1971 pour la revalorisation des salaires des ouvriers du bâtiment, les mouvements étaient plus limités. Mais, selon notre spécialiste, la cause est la même : « les inégalités de développement. Nous sommes dans un pays relativement peu développé, en dépit d'un niveau de vie élevé. C'est la contradiction. Aujourd'hui, nous avons des mouvements catégoriels - transporteurs, électriciens, sécurité, santé - qui se greffent sur une question de fond : un niveau de chômage à 22%. »
1996 : le rectorat

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