Grande affluence ce samedi sur les terrasses des bars et restaurants de Paramaribo. Tous, dans cette foule, devaient avoir reçu au moins une dose de vaccin.
A l’annonce de la mesure, vendredi dernier, les langues se sont déliées. Les uns, qui se félicitaient de s’être fait vacciner, les autres faisant la mou, disant la mesure discriminatoire. En fin de compte, beaucoup de non-vacciné avouaient que, oui, ils allaient y aller quand même. Plus forte que leur crainte, l’envie de retrouver une vie sociale et de partager un verre avec les amis était une priorité. Les amis s’appellent, échangent des messages ; demain, on boit un verre ?
Retour de la joie de vivre.
Cette après-midi, les mines sont radieuses. Un beau soleil illumine les rues. Vite, il faut oublier les soucis, la quarantaine, les pluies diluviennes et les tracas économiques. Les gens sourient, parlent entre eux, beaucoup de fraternité et de convivialité. "On revient samedi, on serra encore plus nombreux" ! Vers dix-sept heures les premiers signes de fermeture se font voir, il faut partir. Un dernier verre et on s’en va.
La réalité pratique du contrôle
C’était annoncé avec la mesure d’ouverture des terrasses : les employés et les clients devront être en capacité de prouver qu’ils ont reçu au moins une dose du vaccin. A cet effet, même une photocopie du certificat de vaccination sera acceptée. Qui opère le contrôle ? Dans la pratique personne. Le message n’a pas été suivi d’effets. Bas les masques, on rigole, on boit des ‘Djogo’, des cocktails, et on essaie d’oublier les longues semaines de ‘lockdown’. Aucun contrôle des vaccinations et mêmes les gestes barrières sont quelques peu oubliés, pour un peu, on se ferait la bise. La communication du gouvernement a été dépassée par les événements, les terrasses ouvraient, c’est ce qui été retenu. Les contraintes de vaccination ont été oublié.
Édition spéciale : Rétro 2025
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