Comment allez-vous aujourd'hui ?
Ça va de mieux en mieux physiquement. Je me
soigne, je vois un kiné une à deux fois par mois. Je suis aussi
suivi psychologiquement. Je pense que c'est une démarche importante
dans la reconstruction d'une victime de violences policières. Ça
permet de mettre des mots sur des actions qui ne sont pas forcément
logiques et ça me permet d'arriver à un semblant de
normalité.
Est-ce que vous savez déjà quand aura lieu
la confrontation avec les policiers ?
Non, je ne sais pas. Ils ont refusé deux fois les confrontations.
Je pense que c'est au moment où ils ont été mis face à leurs
mensonges, en l'occurrence que j'avais essayé de prendre leurs
armes, que j'avais été agressif, tout ce qu'ils ont dit avant que
les images ne soient dévoilées. Ces policiers se sont servis de
leur uniforme pour pouvoir me rouer de coups et pour pouvoir se
protéger d'une attaque de ma part.
Vous publiez votre premier livre dans
lequel vous revenez sur votre enfance, votre passage en prison et
bien sûr votre agression. Qu'est-ce qui vous a poussé à raconter
tout ça ?
Je voyais mon nom et prénom associés à une personne, et ce n'était
pas moi. Il fallait que je puisse remettre les choses dans l'ordre.
Il y a des gens qui ont voulu faire de moi un délinquant et me
ramener à une histoire qui date de plus de vingt ans. On connaît
aujourd'hui ce procédé qui consiste...
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