« Les esclaves marronnes ne sont connues que par les documents officiels »
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×
ABOLITION DE L'ESCLAVAGE

« Les esclaves marronnes ne sont connues que par les documents officiels »

Propos recueillis par Jade Letard-Methon, j.letard-methon@agmedias.fr
« Il n’y a pas de portraits et encore moins de photos d’esclaves.» - Crédit :JLM
« Il n’y a pas de portraits et encore moins de photos d’esclaves.» - Crédit :JLM

Composante de la masse indéfinie que représentait les esclaves, les femmes n’ont pas été épargnées. Ceci dit, elles ont joué, avec les moyens qu’elles avaient, leur partition dans cette symphonie macabre, aux côtés de leurs comparses masculins. Parmi leurs actions, on compte aussi le marronnage. À l’occasion du 10 juin, Lydie Ho-Fong-Choy Choucoutou, professeure certifiée d’Histoire-Géographie, revient sur cette histoire méconnue.

Quelles sont les figures féminines du marronnage que l’on connaît pour la Guyane ?

Pour pouvoir répondre à cette question, il faut faire une mise à plat. Les esclaves marronnes qui ont quitté l’habitation, soit de manière transitoire ou de manière définitive, ne sont connues que par les documents officiels : les déclarations de marronnage ou les archives judiciaires. On a des documents dans lesquels on a des prénoms de femmes, comme dans une déclaration de marronnage qui date de 1827, par exemple, où on a Franchette et Victorine (qui est signalée comme ayant marronné avec son mari). Mais c’est tout ce que nous avons comme éléments.

Dans les archives judiciaires, on peut avoir un peu plus d’informations mais parce que, là, les esclaves sont amenés à témoigner, à s’exprimer...

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×