Journée mondiale de prévention du suicide : un mot peut suffire à prévenir le pire
À l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, mercredi 10 septembre, les professionnels de santé mentale rappellent un message essentiel : poser les mots peut sauver des vies.
«Comment vas-tu ? » Cette question banale prend une tout autre dimension quand on dépasse la courtoisie de rigueur et que l'on s'enquiert sincèrement de la santé mentale et physique de son interlocuteur. C'est aussi prendre le risque d'entendre que ça va mal et parfois, on ne s'imagine pas à quel point.
« Avez-vous déjà pensé à mourir ? »
C'est une question que les jeunes internes en médecine redoutent souvent de poser. Et pourtant, c'est la bonne. « Il faut oser nommer les choses », insiste le Dr Édouard Godier. Ne pas rester dans le flou ou utiliser des euphémismes : une personne qui ne va pas bien, une autre qui a des idées noires. Car, l'« on n'a pas forcément la même définition d'une idée noire ». Il est préférable d'aller droit au but. « Avez-vous déjà eu des pensées suicidaires ? » En parler. « Poser la question directement n'a jamais déclenché de geste suicidaire. En revanche, cela peut soulager, ouvrir une brèche pour que la personne exprime son mal-être », explique le psychiatre.
Signaux d'alerte : ne pas banaliser
Puisqu'il...

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