Gabriel Serville : les archives d’une vie politique
De l’enseignement à la présidence de la CTG, les archives de France-Guyane retracent le parcours de Gabriel Serville, mort ce mercredi 30 septembre à 67 ans
Avant les tribunes politiques, Gabriel Serville avait connu les salles de classe. Né le 27 septembre 1959 à Cayenne, ce professeur de mathématiques avait dirigé le collège La Canopée. Il sera ensuite proviseur du lycée professionnel de Balata, à Matoury.
C’est dans cette commune qu’il construit son implantation politique. Passé par les Forces démocratiques de Guyane, il devient conseiller municipal d’opposition en 2008 et rejoint le Parti socialiste guyanais. Élu conseiller régional en 2010, il remporte en juin 2012 la première circonscription, où Christiane Taubira ne se représentait pas.
« Le retour du PSG », titre France-Guyane le 18 juin 2012. Gabriel Serville apparaît les bras levés en une. À l’Assemblée nationale, il rejoint le groupe de la Gauche démocrate et républicaine. Le 2 juillet, notre journal lui consacre une nouvelle couverture : « Serville explique ses choix ».
Le 30 mars 2014, il conquiert Matoury avec 50,38 % des suffrages et 45 voix d’avance sur Jean-Pierre Roumillac, candidat à un cinquième mandat consécutif. « Serville crée la surprise et l’emporte de 45 voix », rapporte notre édition du lendemain. Le député devient maire.
Réélu député en juin 2017 avec 390 voix d’avance sur Joëlle Prévot-Madère, il abandonne la mairie de Matoury en application du non-cumul des mandats. Il quitte le PSG en septembre et lance Péyi Guyane le 19 octobre 2018. Durant cette période, il conteste les critiques sur ses absences aux votes solennels, invoquant son travail en circonscription et les contraintes des déplacements entre Paris et la Guyane.
En juin 2021, l’union avec les listes de Jean-Paul Fereira et de Jessi Américain lui ouvre les portes de la CTG. Avec 54,83 % des voix, sa liste bat celle de Rodolphe Alexandre. Élu président le 2 juillet, il quitte son mandat de député le 1er août et porte le projet d’autonomie du territoire dans la République.
Son départ pour des soins dans l’Hexagone, à l’automne 2024, soulève des questions sur la répartition des responsabilités au sein de l’exécutif. En janvier 2025, France-Guyane titre : « CTG : flou sur l’exercice du pouvoir ».
De retour le 15 juin 2025, il reprend ses fonctions après plusieurs mois de traitement contre un cancer de l’estomac. Hospitalisé à Cayenne le 27 septembre 2026, jour de ses 67 ans, il meurt trois jours après, au cours de sa sixième année à la tête de la collectivité.
France-Guyane adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters