Mikaël Mancée : "Il va falloir durcir le mouvement"
Le collectif Pou Lagwiyann dékolé doit s'exprimer sur la suite du mouvement dans la soirée par communiqué. Mais c'est demain que seront apportées les précisions sur la manière dont le mouvement se poursuivra. Pour le leader des 500 Frères, "on n'est pas à l'arrivée, on est au début".
D'ores et déjà, Mikaël Mancée juge que "le gouvernement a la volonté de nous laissés dans l'état de crise". Ce mercredi matin, à l'issue du conseil des ministres, le chef du gouvernement Bernard Cazeneuve a fait savoir qu'il demandait au préfet de mettre en place le comité de suivi des accords catégoriels d'ici jeudi prochain. Le préfet a confirmé qu'il le fera, au niveau national avec Jean-François Cordet, et au niveau local avec lui pour mener les travaux.
D'ores et déjà, Mikaël Mancée promet un durcissement. "Face au mépris du gouvernement, il va falloir durcir le mouvement", a-t-il lancé ce mercredi midi sur la 1ère, tout en refusant de donner des détails jusqu'à demain : "Patientez jusqu'à demain. Vous saurez exactement où nous en sommes (...) On continuera de faire des choses que personne n'a jamais vu (...) On est conscient que le combat sera long. On est prêt (...) On n'est pas à l'arrivée, on est au départ."
Ce mardi, en marge du rassemblement à Saint-Laurent, Manuel Jean-Baptiste, du collectif des Iguanes, a indiqué qu'il « est porté une réflexion sur une modification de la stratégie... L'assouplissement des barrages, on y réfléchit. » Pour la mener à bien, le collectif a lancé une consultation en ligne. Cette réflexion doit se poursuivre entre les membres du collectif Pou Lagwiyann dékolé, ce mercredi en début d'après-midi.
Depuis plusieurs jours, certains appellent à un assouplissement des barrages. D'abord Stéphane Lambert, du Medef, qui fait tout de même partie du collectif. La contestation contre les barrages a ensuite pris plusieurs formes : page Facebook, pétition, marche à Kourou.
Ce matin, un nouveau rassemblement a eu lieu à Cayenne. Il n'a pas attiré la foule mais les participants, comme ce mardi à Kourou, se sont rendus auprès des forces de l'ordre pour dénoncer l'entrave à la circulation provoquée par les barrages.
Mikaël Mancée a dénoncé le comportement de ces manifestants, toujours sur la radio publique : "Si on avait des choses à nous dire, ils pouvaient venir nous voir (...) Est-ce que c'est comme ça que (les opposants aux barrages) veulent nous aider ? Ils n'avaient qu'à venir nous voir et nous proposer leurs solutions."
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