Affaire Auguste-Dédé : plus de 600 personnes mobilisées devant la préfecture
De nombreuses personnes ont marché "contre les dysfonctionnements de l'État" à l'appel des députés
Près de 600 personnes se sont mobilisées lundi matin pour une marche de la caserne des pompiers jusqu'à la préfecture. Les manifestants marchent "contre les dysfonctionnements graves de l'État", à l'appel des deux députés.
Il s'agit d'une suite à "l'affaire Auguste-Dédé" qui secoue la Guyane depuis la semaine dernière. De nombreux élus, associations et citoyens élèvent leurs voix pour dénoncer les agissements d'un couple de parents policiers à l'encontre de la direction du collège. Pour rappel, ils ont déposé plainte contre la cheffe d'établissement pour harcèlement et refusé la punition donné à leur enfant de 5e, qui aurait tenu des propos racistes.
Le cœur du débat n'est pourtant pas sur le racisme, mais sur la domination administrative et sur le fait que les parents aient voulu faire pression sur le collège. Déjà mobilisé ce week-end, sur la place des Palmistes, Davy Rimane, répète ce lundi : "Les gens ont envie que ça change. C'est un ras-le-bol de plusieurs petites choses qui s'accumulent : les gens en souffrance, le dysfonctionnement de l'administration, des gens qui font de l'abus de pouvoir. L'administration qui doit être le régulateur de la société est en défaillance caractérisée. Il faut réagir" indique le député avant de conclure : "les propos racistes auraient pu rester inaperçus si les parents n'avaient pas été en dérive. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase."
Une délégation s'entretient ce matin avec le préfet. Les députés et le maire de Cayenne, Sandra Trochimara, en font partie.
Au-delà de l'enquête judiciaire, une enquête administrative est en cours sur les agissements présumés des policiers parent d'élève. La direction territoriale de la police nationale affirme "si des comportements non conformes sont avérés, des sanctions seront prises."
Touchés par la situation, plusieurs élèves se sont aussi mobilisés ce matin devant plusieurs établissements dont le lycée Lama-Prévot, le lycée Melkior-Garré et Jean-Marie-Michotte.
La délégation est sorti autour de 10 heures. Elle a obtenu la suspension des deux fonctionnaires de police, d'après leur communication devant l'ancien palais du gouverneur. Les associations, syndicats et politiques se réunissent cet après-midi pour organiser la deuxième étape du mouvement social.

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