Réfugiés : après l'évacuation annulée, 61 personnes hébergées
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Réfugiés : après l'évacuation annulée, 61 personnes hébergées

Gaetan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Le camp rue François Arago ce 20 avril, occupée à principalement par des hommes à présent.
Le camp rue François Arago ce 20 avril, occupée à principalement par des hommes à présent. • GT

Le 15 avril dernier, la Police Nationale se rend rue François Arago pour initier l'évacuation du camp de réfugiés. En l'absence des services sociaux de la mairie, l'opération arrive au point mort et finit par être avortée. Ce week-end, 16 familles ont été mises à l'abri sur fonds publics d'État.

L'évacuation initiée le 15 avril dernier faisait notamment suite à un nouveau cri d'alerte de Sandra Trochimara, maire de Cayenne.

La veille, le 14 avril, la commune participait à une réunion avec le préfet dans laquelle il est demandé la mise en application d'un arrêté municipal interdisant "l'installation de tentes ou de bivouacs, ou tous autres dispositifs ayant la même finalité entre 6 h et 22 h", sur de nombreuses rues du centre de Cayenne, dont la rue François Arago.

Lire aussi : L'évacuation avortée des réfugiés rue François Arago

Lors de l'opération d'évacuation, la mairie mets à disposition un camion benne, dans laquelle les affaires des migrants doivent être placées. Mais la police n'a pas pour ordre d'utiliser la force pour faire bouger ceux décidés à rester en place. Il leur est également difficile de se faire entendre en l'absence des services sociaux communaux.

Les réfugiés installés sur le trottoir de la rue Arago, la semaine dernière alors que les familles étaient encore sur place. • GT


À la suite de ces événements, des hébergements d'urgence sont trouvés durant le week-end pour certaines des personnes installées. Selon la Préfecture, 27 enfants et 34 adultes - soit 16 familles - sont relogés sur fonds public d'Etat.

Ce sont principalement des hommes - 17 d'entre eux selon la Préfecture - qui restent sur place. Au contraire des femmes et des enfants, ils sont moins susceptibles de présenter des critères de vulnérabilité justifiant leur hébergement d'urgence.