Le Haut-Maroni en manque d'eau potable
La Guyane, terre abondante en eau, d'après l'une des traductions autochtones possibles de son nom, fait face à ses propres problèmes hydriques. Taluen, Aloiké ou Tedamali subissent d'importantes difficultés pour accéder à l'eau potable depuis plusieurs mois. La Journée mondiale de l'eau, ce 22 mars, est une nouvelle occasion pour relever ces difficultés. La Guyane atteint la troisième place au monde d'eau douce disponible par habitant, pourtant 15 à 20 % de sa population n'a pas accès à l'eau. La rédaction a donc réalisé un dossier sur le Maroni, symbole de cette richesse fourvoyée par la pollution au mercure et au plomb.
À Taluen « il n'y a pratiquement pas d'eau potable au robinet. En plus, même celle qui coule une demi-heure dans la journée a un goût dégueulasse, pas forcément potable ». Marie Fleury, directrice de l'antenne du muséum national d'histoire naturelle en Guyane, ne cache ni son agacement, ni sa tristesse. Au téléphone avec France-Guyane, la chercheuse déplore une situation qui perdure depuis neuf mois et « n'est toujours pas réglée ».
À Aloïke et à Tedamali, la situation est similaire depuis trois mois, renchérit Michel Aloïke, Umïtïm (Yopoto en Wayana) de Taluen, « alors que c'est tout près de Maripasoula ». Sur les deux forages qui alimentent le village en eau, « un est entièrement vide, la pompe ne fonctionne plus, l'autre est à moitié vide », déplore...

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