Bus toujours bloqués, dialogue rompu avec la directrice générale de la Semop
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Bus toujours bloqués, dialogue rompu avec la directrice générale de la Semop

Gaëtan TRINGHAM (g.tringham@agmedias.fr)
Les employés demandent à être reçus par le président de la CACL et de la Semop, Serge Smock.
Les employés demandent à être reçus par le président de la CACL et de la Semop, Serge Smock. • DR

Bloqués depuis mardi après-midi, les bus de la Semop ne circulent toujours pas ce jeudi matin. Les salariés attendent désormais d'échanger avec Serge Smock, président de la CACL et de cette entreprise de transport urbain.

MAJ 17 h 50  : Les salariés se sont entretenus avec Serge Smock dans l'après-midi. Selon les premiers retours des employés, aucune évolution n'est à signaler pour l'instant. "Le Président était en posture d'écoute. Il ne remet pas cause la gestion de Mme Baltus." L'article au complet ci-dessous.

Le débrayage des salariés perdure ce jeudi 11 janvier à la Semop. Mercredi, la directrice générale, Carla Baltus, avait décrit un "mouvement social illégal." 

La veille, les salariés exigeaient d'échanger avec la directrice. Désormais, c'est avec le président de la CACL et de la Semop Agglo'bus que les employés souhaitent discuter. "Les salariés sont encore plus enragés. On attend patiemment, mais on n'est plus vraiment calme", assure Muriel Briquet, cadre de l'entreprise.

 

Effectivement, selon cette dernière, des salariés auraient été bousculés mercredi après-midi alors qu'ils essayaient de se rendre à l'intérieur d'un bureau. Des déclarations de Carla Baltus ce jeudi matin sur Guyane 1ere ont définitivement rompu le dialogue. Jusque-là, la directrice (également présidente du Medef à Mayotte) demandait à ce qu'un service minimum soit mis en place avant d'envisager des discussions.

"Les salariés sont acculés, stressés, intimidés"

De son côté, la CACL s'est exprimée par communiqué ce jeudi matin. Serge Smock "tient à exprimer ses vifs regrets quant à l'arret brutal du service public de transport urbain." La communauté d'agglomération rappelle que 9 bus nouvelle génération ont été intégrés au réseau en 2023. Cinq bus supplémentaires "sont en cours de dédouanement." La situation actuelle "impacte lourdement les administrés dans leurs déplacements quotidiens", ajoute la CACL qui lance enfin un "appel solennel à la résolution de ce différend."

Enfin, bien qu'aucun syndicat ne revendique être derrière le mouvement, mais plutôt par les salariés dans leur ensemble, L'UTG, largement présente dans l'entreprise, s'est exprimé à ce sujet. "Les salariés sont acculés, stressés, intimidés par des méthodes de management digne d'un autre temps ! L'absence de présence de cette société sur le registre des transports depuis sa création est une violation manifeste de la loi, mais ni la DGTM, ni la préfecture, ne bougent."

 

Le cahier de revendications des salariés. • DR

 

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