1er mai: union syndicale "contre l'austérité et pour nos droits"
Ce mercredi, c'est la fête du travail, jour férié, ou plutôt la journée internationale des travailleurs, l'occasion pour les syndicats de Guyane d'appeler à manifester pour les droits des salariés et travailleurs du peyi.
"Le gouvernement Macron favorise les intérêts des grandes entreprises au détriment des plus vulnérables et prépare une nouvelle attaque du code du travail à venir, sans compter une énième réforme de l'assurance chômage." Le constat n'est pas nouveau, mais le ton est clair : les organisations syndicales de Guyane entendent afficher leur combativité à l'occasion du traditionnel défilé du 1er mai.
Dans un tract commun, sept syndicats appellent les guyanais à "défiler à [leurs] côtés", avec deux rendez-vous sur le littoral : 8h à la caserne de pompiers pour les cayennais ; 9h au chateau d'eau du centre-ville de Saint-Laurent du Maroni pour les travailleurs de l'ouest.
"Contre l'austérité et pour nos droits", UTG, Unsa, Solidaires, FSU, FO, CFTC et CFDT affirment refuser une politique gouvernementale qui "creuse les inégalités sociales". Mais cette année, une revendication nouvelle est formluée, contre les "attaques à la liberté d'expression sous prétexte de lutte contre le terrorisme".
Il s'agit d'une référence aux envies de l'Etat de judiciariser les mouvements sociaux et politiques en hexagone ces derniers mois, en particulier autour de la guerre menée par Israël en Palestine. Des militants syndicaux, mais aussi des responsables politiques comme Mathilde Panot - chef de file de LFI - ou Rima Hassan - candidate sur la listes des européennes pour LFI - ont en effet été convoquées par la police pour "apologie du terrorisme", pour avoir de leur point de vue simplement dénoncé la violence en cours au moyen-orient.
A leur échelle, les syndicats de Guyane comptent donc marquer le coup contre l'ensemble de l'action du gouvernement de Gabriel Attal.
L'origine de cette "fête du travail" remonte à 1886, aux Etats-Unis, et plus précisément à Chicago où les ouvriers réclament alors une journée de travail de 8 heures. Si les travailleurs obtiennent gain de cause, le bilan est lourd avec plus de 10 morts. Pour la petite histoire, les manifestants arboraient un triangle rouge, qui symbolisait leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Mais l’insigne sera vite remplacé par une fleur d'églantine, avant que le muguet ne la remplace.
À Paris, en juillet 1889, 3 ans après les émeutes de Chicago, la 2e internationale socialiste se réunit et adopte le 1er mai comme la "journée internationale des travailleurs". Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de 8 heures de travail et fait du 1er mai de l'année suivante, à titre exceptionnel, une journée chômée. Depuis, cette date est restée la journée internationale des revendications salariales et des défilés des travailleurs. Mais c'est en 1936 que ces-derniers obtiennent de grandes avancées historiques pour le Code du travail, dont la semaine de 40 heures et les 2 premières semaines de congés payés. Enfin, le 30 avril 1947, le gouvernement décide de faire du 1er mai, un jour chômé et payé.
Aujourd'hui, la Fête du Travail est un jour chômé dans la quasi-totalité des pays d’Europe, à l’exception des Pays-Bas et de la Suisse. Dans le reste du monde, le 1er mai est également fêté comme en Russie, au Japon, en Afrique du Sud et en Amérique Latine. Aux États-Unis, où cette tradition est née, on célèbre le Labor Day le premier lundi de septembre.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters