Les violences gynécologiques : un tabou à briser
La journaliste a mené une enquête, notamment auprès des femmes, pendant plus de deux ans pour faire la lumière sur ce qui se passe entre les murs des cabinets de gynécologie et lors des accouchements. Ces témoignages parfois glaçants sont consignés dans un livre paru en 2017. Invitée en Guyane dans le cadre de la Semaine de la bientraitance en gynécologie-obstétrique, l’auteure sera présente pour des dédicaces à la librairie Lettres d’Amazonie, à Rémire-Montjoly à partir de 17 heures.
Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire Le Livre noir de la gynécologie ?
Le tabou car les histoires de gynécologie, on ne se les raconte qu’entre femmes. J’ai été témoin d’une maltraitance gynécologique et j’ai commencé à travailler sur un documentaire sur le sujet pour France culture en 2014. Avant même qu’il ne soit diffusé, il y avait déjà des commentaires sur le site qui me remerciait de briser le tabou. Il y a une vraie pudeur, une vraie honte à parler de ces histoires. Après la diffusion du documentaire, des centaines de messages ont afflué sur le site et la page Facebook de l’émission. Suite à ça, une maison d’édition m’a contactée pour faire un livre. Je me suis dit qu’on ne pouvait pas faire l’économie d’une enquête.
Que sont les maltraitances et violences gynécologiques ?
Ce sont des actes, des mots et des gestes qui sont posés sur les femmes, les patientes et qui vont avoir un effet délétère, néfaste [...] Ça va être par exemple des propos sexistes, des réflexions sur le poids, du chantage, de l’intimidation : « Si vous ne vous dépêchez pas d’accoucher, j’appelle le gynécologue...

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