Leptospirose : 34 cas déclarés en 2024 une situation sous-estimée
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Leptospirose : 34 cas déclarés en 2024 une situation sous-estimée

Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
Un rat à l'origine de la leptospirose.
Un rat à l'origine de la leptospirose. • DR

56 % des cas ont été hospitalisés, dont 18 % en réanimation

Trente-quatre cas de leptospirose ont été déclarés en Guyane entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, selon le bulletin de Santé publique France publié le 22 décembre 2025. Parmi ces cas, 68 % étaient confirmés et 32 % probables, dans un contexte de mise en place récente de la déclaration obligatoire, effective depuis le 17 août 2023, qui invite à interpréter ces données avec prudence. Les personnes touchées présentaient un âge médian de 47 ans, avec une surreprésentation des 50-59 ans, et un sexe-ratio hommes/femmes de 1,36. La majorité des cas résidaient à Cayenne (17 cas) et Matoury (6 cas), devant Roura (3), Saint-Georges, Grand-Santi et Maripasoula (2 cas chacun).

Les symptômes se sont déclarés principalement entre mai et août, période correspondant aux mois les plus pluvieux. Les signes cliniques les plus fréquemment rapportés étaient la fièvre (79 %), les douleurs musculaires et articulaires (62 %) et les atteintes hépatiques (35 %). Plus d'un tiers des patients ont présenté une thrombopénie (38 %).

Un cas sur deux hospitalisés

Sur le plan de la gravité, 56 % des cas ont été hospitalisés, dont 18 % en réanimation, soit un tiers des personnes hospitalisées. Un décès a été recensé en 2024.

Les expositions à risque mettent en évidence un contact avec des rongeurs au domicile ou sur le lieu de travail dans 56 % des cas. Parmi les activités à risque pratiquées dans les 21 jours précédant les symptômes, 26 % des patients déclaraient marcher pieds nus à l'extérieur, 18 % pratiquer des activités agricoles ou de jardinage, et 9 % un contact avec de l'eau douce.

Santé publique France souligne que ces chiffres constituent une sous-estimation probable de la situation réelle, la sous-déclaration ne permettant ni d'estimer un taux d'incidence fiable ni de suivre précisément l'évolution de la maladie. L'agence insiste sur la nécessité de renforcer la déclaration des cas par les cliniciens et biologistes, ainsi que les actions de prévention ciblées avant et pendant la saison des pluies, notamment auprès des populations les plus exposées.

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