La deuxième dose de vaccination contre le papillomavirus revient au collège
Les deuxièmes doses de vaccins contre le papillomavirus seront administrées à partir d’avril par la Croix-Rouge française sur le littoral et l’Emspec dans les communes isolées.
Six mois après la première dose, les collégiens vont pouvoir recevoir leur seconde dose de vaccin contre le papillomavirus humain (HPV), dans les prochaines semaines.
La Croix-Rouge française a prévu de redémarrer le 8 avril. Pour rappel, cette vaccination, gratuite, se fait sur la base du volontariat et sur autorisation parentale. Le président de la République Emmanuel Macron, en lançant cette initiative il y a un an, a fixé comme objectif de vacciner 80 % d’une classe d’âge à partir de 2030.
Fin février, un bilan a été dressé de la campagne de première dose, qui s’est déroulée d’octobre à décembre. Elle a été réalisée par la Croix-Rouge française sur le littoral et par les équipes mobiles de santé publique en communes (Emspec) dans les secteurs isolés. Premier constat : la participation a été très hétérogène selon les établissements : 36 % des élèves de cinquième ont participé au collège Maurice-Dumesnil (Matoury), 35 % au collège Ho-Ten-You (Kourou) et 27 % au collège annexe Pierre-Ardinet (Régina) ou encore plus de 20 % dans les collèges de Maripasoula et Papaïcthon.
A l’inverse, aucun ou moins de 5 % dans les collèges Achmat-Kartadinama (Grand-Santi), Léo-Othily (Mana), Léodate-Volmar (Saint-Laurent du Maroni) et Ma-Ayïé (Apatou), où les effecteurs ont indiqué avoir parfois fait face à de virulente campagne antivaccinale.
Dans leurs échanges avec l’ARS, la Croix-Rouge française et l’Emspec ont souligné les difficultés à organiser une campagne d’information sur le sujet entre la rentrée des classes et le début de la campagne, en octobre. La présence ou non d’un infirmier scolaire explique en partie les différences de résultats selon les établissements. Plusieurs pistes ont été évoquées en vue de la prochaine campagne, durant l’année scolaire 2024-2025 : modifier les dépliants transmis aux parents, organiser des réunions d’information sur les lieux de vie et pas seulement au sein de l’établissement, associer les professionnels de santé de ville, la PMI et les CDPS, encourager les élèves déjà vaccinés à en parler à leurs camarades de classes…

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