Covid-19 et soirée clandestine : « Moi je crois au couachi de mon jardin et en Dieu »
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Covid-19 et soirée clandestine : « Moi je crois au couachi de mon jardin et en Dieu »

Ayodele GERMA

Alors que les bars et restaurants ont interdiction d’accueillir du public, les soirées clandestines se développent en Guyane. Organisées le plus souvent sur des terrains privés, elles réussissent à passer sous les radars des autorités, et répondent à un besoin de divertissement, selon les organisateurs.

 C’est une soirée DJ comme on en vivait, au temps béni d’avant la crise sanitaire. Une publicité de l’événement est diffusée sur les réseaux sociaux, avec un numéro de téléphone à contacter. Il faut alors appeler pour réserver sa place via la célèbre application de messagerie par internet. Ce n’est qu’au dernier moment que l’on est informé du lieu grâce à une localisation GPS. C’est une résidence privée. Il est 21h30 et sur place, le vigile contrôle les sacs et le droit d’entrée est payé en espèces. Et c’est tout. Du gel hydro alcoolique mais pas de masque, et pas non plus de distanciation physique. La moyenne d’âge est de 30 ans. Les participants sont là pour s’amuser.

Nous retrouvons une jeune femme qui s’est extirpée de la piste de danse pour discuter au clair de lune avec ses amies : « J’ai 27 ans et je suis en rémission d’un cancer du sein. Alors les questions de santé... Je