Bébé secoué : "Tout le monde peut être auteur de cette agression"
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SANTÉ

Bébé secoué : "Tout le monde peut être auteur de cette agression"

Laurianne NOMEL (France-Antilles Guadeloupe)

Le syndrome du bébé secoué est la forme la plus grave de traumatisme crânien chez l'enfant. Tous les ans, des centaines d'enfants sont violemment secoués avec des conséquences fatales pour 10% d'entre eux. Le gouvernement a lancé une campagne de prévention afin de sensibiliser sur cet acte de maltraitance infantile.

Un parent en manque de sommeil, un bébé en pleurs. Vient l'exaspération puis l'énervement.

Et le geste de trop aux séquelles irréversibles.

Chaque année, plusieurs centaines d'enfants sont victimes du syndrome du bébé secoué selon les estimations de Santé publique France. Une fois sur 10 les conséquences sont mortelles. En Guadeloupe, on recense entre un et trois cas de bébés secoués par an. Des chiffres que Philippe Desprez, chef du service de pédiatrie du CHU de Pointe-à-Pitre avance avec prudence. "Il y a une marge d'incertitude terrible, on n'est sûr de rien ", déplore-t-il . "On n'a pas plus de cas attendus ici que dans l'Hexagone alors qu'on sait qu'ici il y a une violence intrafamiliale qui est plus fréquente", poursuit le pédiatre.

Ce mois, le gouvernement a lancé une campagne de prévention contre ce syndrome à destination de tous. Il ne s'agit pas de cibler uniquement les parents ou les professionnels de l'enfance. Personne n'est exclu de ce champ de prévention. "Il ne faut pas banaliser le sujet parce que tout le monde peut être auteur de cette agression. Tout le