Pourquoi êtes-vous candidate ?
Elections municipales 2014. Je suis entrée en politique en 2001 dans une démarche précise : lutter contre les injustices de la municipalité de l'époque. En 2008, j'étais candidate avec « Macouria autrement » pour continuer le travail commencé. Mais depuis toutes ces années, je n'ai pas constaté de réel changement et je suis toujours une opposante active. L'élection en janvier dernier de Gilles Adelson (après le décès de Serge Adelson, ndlr) n'a rien changé ?
Rien du tout. Il a d'ailleurs dit lui-même qu'il s'inscrirait dans la continuité. Il n'y a aujourd'hui encore aucune vision politique véritable. On construit des logements mais on n'anticipe pas sur les infrastructures. Je ne dis pas que ce n'est pas bien d'avoir des logements sociaux mais il y en a trop et ça crée un déséquilibre. Cette commune ne va pas bien. L'activité économique est presque inexistante et les habitants se croisent sans se connaître. Concrètement, que proposez-vous ?
Je fais de la petite enfance, de l'éducation et de la jeunesse mes priorités. C'est l'avenir de la commune. Macouria compte près de 10 000 habitants mais pas une seule crèche! Et les jeunes sont en déshérence car on ne leur propose aucune activité. Ils ne disposent d'aucun lieu de socialisation. La piscine est attendue depuis plus de vingt ans! Et on a inauguré une maison de quartier mais je doute qu'elle soit fonctionnelle. Ils ne peuvent même pas se rendre à Cayenne car nous rencontrons des problèmes de transport depuis toujours. Et ce n'est pas normal que des enfants de Soula soient scolarisés dans un collège parce qu'ils n'ont pas d'école. Là encore, on a livré 700 logements sans réfléchir aux équipements publics à mettre en place. Et c'est pareil à Sainte-Agathe. Pourquoi créer une énième liste d'opposition : on a déjà Thierry Louis d'un côté, Odile Tony-Prince de l'autre ?
C'est pour cela que je ne m'annonce que maintenant. Je suis pour le rassemblement. La division n'est pas intéressante. Pour ma part, je ne suis pas fermée, on peut toujours discuter. Le dépôt de liste ne se fera qu'en février. Vous leur faites un gros appel du pied ?
On n'est pas fâché tous les trois. On est devenu des adversaires mais on se respecte. Le mieux aurait été d'y aller ensemble. C'est ce que j'espérais.
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