Le député Gabriel Serville a officiellement été installé sur le fauteuil de maire, samedi matin. En revanche, il a reporté à une prochaine séance du conseil municipal l'attribution des délégations à ses adjoints.
Quand sa mère lui enfile l'écharpe de maire autour du cou, Gabriel serville ne peut retenir son émotion. Sous les applaudissements de l'assistance, venue en nombre pour observer le déroulement de la cérémonie d'installation du nouveau maire de Matoury, le député enlace sa maman et laisse échapper quelques larmes. Assis quatre mètres plus loin, le maire sortant Jean-Pierre Roumillac assiste à la scène, impassible.
Samedi matin, dans une salle des délibérations envahie par le public, Gabriel Serville est officiellement devenu le premier magistrat de la commune. Dans un discours des plus solennels, le député-maire a confié la fierté et l'humilité qui sont siennes à l'heure d'entamer son mandat.
« En ce jour qui restera gravé dans l'histoire de Matoury, j'ai une pensée pour tous les administrés » , a-t-il déclaré, rappelant que la ville n'a pas connu d'alternance du pouvoir depuis cinquante ans. Gabriel Serville a affirmé que malgré six années de « souffrance » et « d'humiliation » passées sur les bancs de l'opposition, il ne garde « aucune haine » ni aucune volonté de « représailles » envers l'équipe sortante. Néanmoins, pas une fois il ne prononce le nom de son prédécesseur, Jean-Pierre Roumillac.
ROUMILLAC : « LE COMBAT N'EST PAS TERMINÉ »
« Il n'y aura pas de chasse aux sorcières » , insiste Gabriel Serville, qui ajoute : « Je suis un démocrate. Je ne vais pas licencier des personnels parce qu'ils ont fait un choix électoral. Tous les agents municipaux seront respectés, écoutés et associés à nos projets. » Des propos volontairement rassurants de la part d'un élu qui assure vouloir « trouver le chemin de la paix et de la réconciliation » . Pas une mince affaire. Notamment en raison des démarches entreprises par Jean-Pierre Roumillac.
Souriant, bonhomme, l'ancien maire a ainsi expliqué avoir déposé un recours auprès du tribunal administratif afin de contester le résultat des élections. « Pour des motifs graves » , affirme-t-il, sans pour autant apporter de précision. « Le combat n'est pas terminé » , lance-t-il, alors même que la composition du conseil municipal n'a pas été dévoilée.
En effet, des incertitudes demeurent au sein de la nouvelle majorité quant à l'attribution des délégations. « Nous ne maîtrisons pas encore tous les paramètres, donc nous allons prendre le temps de la réflexion » , a indiqué Gabriel Serville. Par conséquent, ce n'est que lors du prochain conseil municipal, « avant la fin du mois » , que les adjoints connaîtront leurs attributions. Il sera alors temps de voter le budget primitif, puisqu'il doit l'être avant le 30 avril.
• (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT) • (PHOTOS : THOMAS FETROT)
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