Un budget étatique amputé de 10 milliards d'euros : un déni de démocratie et une gageure pour Davy Rimane et Victorin Lurel
Dix milliards d'euros, c'est beaucoup. La coupe budgétaire décidée unilatéralement par le gouvernement ne passe pas. Elles concernent différents pans de la société : écologie, éducation, justice et les Outre-mers.
Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, est sous les feux des critiques alors qu'il est contraint d'annuler des crédits budgétaires d'un montant de 10 milliards d'euros en urgence. Cette décision, prise par voie réglementaire, est dénoncée comme un déni de démocratie par l'opposition, qui souligne le contournement du Parlement. Les secteurs touchés par ces annulations incluent la justice, l'écologie et l'enseignement scolaire.
De plus, une mesure phare du gouvernement, MaPrimeRénov, subit une annulation de 1 milliard d'euros. Ces coupes budgétaires sont jugées inacceptables, en particulier pour les territoires ultramarins qui sont doublement touchés.
Le député Davy Rimane, aussi président de la délégation aux Outre-mers de l'Assemblée Nationale, exprime son regret face à l'annulation de près de 80 millions d'euros destinés à la mission "Conditions de vie outre-mer", soulignant les difficultés structurelles et les crises auxquelles font face ces territoires.
Les autres coupes budgétaires concernent : l’Écologie et l’environnement perdent 2,1 milliards d’euros ; le Logement et la cohésion des territoires perdent 737 millions d’euros dont 300 millions rien que sur les politiques d’accès au logement ; les politiques en faveur de l’emploi perdent 1,1 milliard d’euros ; la Recherche et l’Enseignement supérieur perdent 904 millions d’euros ; l’Éducation nationale perd ainsi 691 millions d’euros ; l’Agriculture perd plus de 70 millions d’euros ; la Police et la Gendarmerie perdront 154 millions d’euros.
"Les annonces de bénéfices records pour les banques, les assurances et les pétroliers s’accumulent ces dernières semaines, le Gouvernement refuse encore de taxer les superprofits ou de revenir sur ses réformes fiscales en faveur des plus privilégiés. Cette politique austéritaire de casse des services et des politiques publics fait le lit des
prochaines crises et ne manquera pas d’alimenter légitimement des colères qui risquent d’ajouter à une terrible crise sociale, une profonde crise politique et démocratique", dénonce le sénateur guadeloupéen, Victorin Lurel.
« On gagne moins, on dépense moins », s'est défendu Bruno Le Maire, avant de rassurer : « Je m'engage, comme je le fais depuis sept ans, à ne pas augmenter les impôts, » a-t-il conclu lors de l'annonce de ce rabotage budgétaire.
Coupes budgétaires de 10 MILLARDS € : face à l’échec de sa politique, le Gvt choisi la purge
— Victorin LUREL (@VictorinLurel) February 22, 2024
Crises Outre-mer ? -78,8M€
Urgence écologique ? -2,1Mds
Lutte contre le chômage ? -1,1md
Crise du logement ? -300M€
Priorité à l’Education ? -691M€
Dangereuse austérité pic.twitter.com/VXVI46DZHA

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