Tien-Liong veut « aller au clash »
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Tien-Liong veut « aller au clash »

R.F.
Le président du conseil général accuse l'Etat d'avoir déstabilisé le budget départemental (photo d'archives)
Le président du conseil général accuse l'Etat d'avoir déstabilisé le budget départemental (photo d'archives)

Alors que la préfecture est autorisée, depuis le mois dernier, à prélever les salaires impayés des prêtres guyanais directement dans les finances du conseil général, le président du Département, lui, a adressé un courrier au préfet, fustigeant l'État et la procédure enclenchée.

« Nous irons au clash » , c'est ce qu'a déclaré le président du conseil général, Alain Tien-Liong, hier, appuyant son courrier de trois pages (Lire ici la lettre de Tien-Liong), envoyé au préfet de Guyane mercredi. Dans ce courrier, Alain Tien-Liong accuse l'État d'avoir pris « des dispositions précipitées » et par conséquent d'avoir « déstabilisé le budget départemental » avec le mandatement d'office lui permettant de puiser les salaires impayés des 26 prêtes dans les finances de la collectivité.
Le président de Département bondit sur une mention des arrêtés en question, qui indique que la « créance demeure une dépense obligatoire et n'est pas sérieusement contestée » . Pour lui, « une dépense obligatoire doit par définition avoir un intérêt général » . Or, il a « du mal à justifier (celle des prêtres) auprès de contribuables » . C'est pour cela, poursuit-il, qu'il a pris la décision de tourner ces fonds « au profit des soldats du feu (sans quoi) le niveau de sécurité de la population serait compromis » .
Il rappelle que la décision du tribunal administratif (à la mi-juin, en référé) est bel et bien contestée devant le conseil d'État. Le juge avait statué que la Guyane avait une législation propre, ce qui est, selon Alain Tien-Liong, « totalement inconcevable sur le plan juridique au regard des dispositions de l'article 73 de la Constitution et du dispositif de droit commun » . On devrait connaître avant décembre la décision du conseil d'État, si le tribunal administratif, qui ne s'est jusque-là prononcé qu'en référé, n'en décide pas autrement.
En conclusion, le président du conseil général attire l'attention du préfet « sur la responsabilité de l'État quant aux conséquences qui surviendront aux décisions prises (par le préfet) » . Les salariés de la Maison départementale des personnes handicapées devraient être les premiers impactés.
« En réponse immédiate, avance Thierry Bonnet, secrétaire général de la préfecture, on ne peut rien dire de plus face à ce qui est une simple exécution de justice. Le préfet n'a aucune autre possibilité que d'appliquer ce qu'a requis la justice et la loi. » Le secrétaire général rappelle que « le préfet a immédiatement écrit au ministère de l'Intérieur pour demander une subvention exceptionnelle afin de soutenir le conseil général cette année (la requête est encore en instruction, ndlr). Nous avons aussi d'autres pistes comme avec la rétrocession des bâtiments. »

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