Les travaux du parvis de la cathédrale Saint-Sauveur, à Cayenne, ont dû être arrêtés sur demande de la direction des affaires culturelles.
Les travaux de rénovation de l'intérieur de la cathédrale Saint-Sauveur venant de se terminer, la mairie de Cayenne a jugé le moment opportun pour s'attaquer au parvis de l'édifice. Fini les vieilles dalles, place à des petits pavés flambant neufs. Sur le papier, le projet est attrayant, mais dans les faits, ce n'est pas si simple. Car, même s'il se trouvait dans un état peu reluisant, le parvis n'en fait pas moins partie d'un ensemble classé monument historique. Pas question, donc, de jeter dalles et pavés aux oubliettes. C'est pourquoi, alors que les premiers coups de pelleteuse ont été donnés jeudi dernier, le chantier a dû être stoppé d'urgence ce lundi à la demande de la direction des affaires culturelles (Dac). « Il y a eu une petite erreur de la mairie qui a oublié de nous prévenir » , explique le directeur des affaires culturelles, Paul Léandre.
Car, à l'image de l'édifice qu'il bordait, le pavage qui a été enlevé a une histoire. « Soit il a été mis en place lors de la construction de la cathédrale, soit au moment de son extension » , raconte Paul Léandre. « De toute façon, il a été posé avec l'avis des affaires culturelles de l'époque. »
La municipalité aurait donc dû demander l'autorisation de la Dac avant de faire sauter le parvis et lui soumettre son projet afin qu'il respecte cette concordance. Mais loin d'être fâché contre la mairie, le directeur des affaires culturelles relativise : « Ce n'est pas bien grave, ce n'est qu'anecdotique. Nous sommes en discussion avec la mairie pour savoir ce que nous allons faire maintenant. »
« RESPECTER L'ESPRIT DU LIEU »
Trois possibilités existent désormais. La première est de reposer ce qui a été enlevé. Selon la Dac, c'est possible, les pavés ayant été récupérés. Ils vont être examinés pour savoir s'ils sont en état d'être réutilisés. La seconde solution serait d'en installer de nouveaux, « le plus proche possible de ceux d'origine » . Enfin, la troisième alternative serait de réaliser « tout autre chose » . Dans ce cas, il faudrait que cela se fasse en accord avec l'architecte des bâtiments de France afin de « respecter l'esprit du lieu » . Reste à savoir si le projet de petits pavés envisagé par la municipalité respecte cet esprit. Quelle que soit la solution retenue, Paul Léandre l'assure : « Nous ferons en sorte que cela aboutisse le plus vite possible. »
(ASM)
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