« Nou pa la pou rakonté koyonad. » Pour
résumer les débat « aux anciens » , David Riché est passé en mode
créole, jeudi matin. Au cas où les « gangans palikur » du quartier
Favard n'aient pas tout suivi, le maire de Roura leur a rappelé à
sa manière qu'il comptait mettre fin à « l'abandon du village » ,
constaté depuis plusieurs années. Une forme de promesse qui se
déclinera donc par la résorption de l'habitude insalubre (RHI). Une
« nécessité » pour ce village situé sur les bords de l'Oyack, à
quelques kilomètres en amont de Roura, où vivent quelque 180 âmes
issues d'environ 25 familles. « C'est sûr que ça fait plaisir » ,
commente Marie-Joël, un jeune habitant resté pourtant à l'écart des
débats. « En quarante ans, on n'a jamais vu le maire et le préfet
venir ensemble pour nous proposer un projet » , dit de son côté
Vila Bernard, le chaman du village, alors ça fait plaisir. »
L'eau potable, l'assainissement,
l'électricité, et même l'emploi... tout reste à faire. Mais il
s'agit déjà de « lancer l'étude pour voir ce qui est réalisable » ,
explique le préfet Daniel Ferey. La société choisie pour
réaliser...
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