Réserve de l’Amana : la CCOG nouvelle gestionnaire ?
Les agents de la réserve naturelle à Awala-Yalimapo sont en débrayage depuis hier, inquiets du retrait annoncé du Parc naturel régional. Ce matin, le sous-préfet de l'Ouest a assuré que l'ensemble des emplois seront maintenus.
« On attend depuis un an pour savoir qui va reprendre la gestion », sans qu'un candidat ne se dégage, nous expliquait mardi 4 octobre Auriane Dhelin, conservatrice de la réserve naturelle, alors que le contrat de gérance du PNR se termine fin décembre. La question a été abordée ce matin, auprès notamment du sous-préfet de l'ouest Christophe Lotigie, lors d'une réunion à la mairie dAwala-Yalimapo.
Selon nos informations, le représentant de l'État a assuré aux agents anxieux que l'ensemble des emplois et des activités de la réserve seront maintenus en 2023. Pour y parvenir, deux solutions ont été évoquées. D'abord une reprise de la gestion par la Communauté de communes de l'ouest guyanais (CCOG), qui semble remporter les faveurs des salariés et fonctionnaires. Le conseil communautaire doit discuter de la possibilité le 25 octobre, avant un vote formel de la CCOG le 5 décembre. En cas d'échec, une reprise en main de la réserve de l'Amana par l'Office français de la biodiversité (OFB) est envisagée.
Quel que soit le scénario retenu, on s'achemine donc plutôt vers une gestion unique de la réserve et non vers une cogestion, un temps évoquée. Un soulagement pour les travailleurs d'une réserve qui existe depuis près de 25 ans, la seule du territoire dont les employés sont « 100% locaux », comme ils le soulignaient hier matin.
Ces mêmes employés se montrent satisfaits mais circonspects à l'issue de la réunion. Pour éviter tout retournement imprévu, ils ont décidé de maintenir leur mouvement de débrayage au moins jusqu'à la publication du compte rendu écrit de la discussion, parution prévue ce vendredi.
Notamment spécialisée sur la protection des tortues Luth, qui viennent pondre chaque année sur la plage de Yalimapo, la réserve dispose d'un petit musée en accès libre. Surtout, elle accueille chaque année 400 personnes, dont 300 scolaires, lors de la période de ponte.
Le reste de l'année, le personnel effectue « des missions de police sur le braconnage et sur les déchets », explique Ronald Wongsopawiro, chef d'équipe police de l'environnement. Présent depuis les débuts des lieux, en 1998, l'homme attend le maintien de toutes les activités. Et surtout leur pérennisation. Hier, il manifestait une certaine lassitude face à la gestion des dernières années : « On avance et recule sans cesse, résultat rien n'est fait ».


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