Remaniement : Taubira reste à la justice
L'actuelle ministre de la Justice fait partie des huit ministres à conserver leur portefeuille. François Hollande et Manuel Valls offrent-ils ainsi à Christiane Taubira l’opportunité de faire aboutir « sa » réforme pénale, plusieurs fois annoncée et repoussée par l’Élysée?
Plusieurs passes d’armes l'avaient opposé à Manuel Valls dans le gouvernement Ayrault. Rien d'anormal : les dissensions entre les ministères de l’intérieur, qui représente l’ordre, et la Chancellerie, sont monnaie courante. Aujourd'hui, il semble que leurs relations se soient normalisées.
Une partie de l'opinion publique souhaitait le départ de Christiane Taubira, car la Guyanaise reste avant tout « la ministre du mariage gay ». Cette réforme sociétale lui a valu d’être vivement critiquée à droite et de subir des attaques violentes.
La priorité de Christiane Taubira dans ce nouveau gouvernement devrait être son grand projet de réforme pénale, censée lutter contre la récidive en recourant davantage au suivi en milieu ouvert plutôt qu’à la prison.
Plusieurs fois repoussée par l'Exécutif, l'examen de la réforme était - avant le remaniement - prévu aujourd'hui en commission à l’Assemblée nationale pour un passage du texte dans l’hémicycle à partir du 14 avril. Ces deux rendez-vous sont aujourd’hui reportés. Alors ministre de l’Intérieur, Manuel Valls s’y était opposé à plusieurs reprises. L’UMP elle réclame le retrait de la réforme.
Jean-François Copé, qui a immédiatement exprimé ses réserves à propos de la composition du gouvernement, a particulièrement ciblé Christiane Taubira. "Je suis inquiet que Manuel Valls décide de maintenir Christiane Taubira après deux années calamiteuses", a-t-il déclaré au micro de RTL. "Qu'en est-il de la réforme pénale qu'elle veut imposer?", s'est empressé d'interroger le président de l'UMP, dans une première réaction à l'annonce du gouvernement.

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