Présidentielle : le Conseil constitutionnel annule les votes de 2 bureaux en Guyane
Soutenez la presse écrite et France-Guyane : >ABONNEZ-VOUS !
PRESIDENTIELLES 2022

Présidentielle : le Conseil constitutionnel annule les votes de 2 bureaux en Guyane

La Rédaction
Bureau de vote à Apatou
Bureau de vote à Apatou • FRANCE-GUYANE

Deux bureaux de vote, à Apatou et Kourou, ont vu leurs opérations de vote, comptant pour le second tour de l'élection présidentielle, annulées par le Conseil constitutionnel ce 27 avril.

 Le Conseil constitutionnel a publié ce jour la liste des communes où les suffrages n’ont pas été comptabilisés pour les résultats définitifs du second tour de la présidentielle. Le bureau n°1 d’Apatou et le bureau n°7 de Kourou sont concernés, tout comme plusieurs autres au niveau national.

« Dans le bureau n° 7 de la commune de Kourou et dans le bureau n° 1 de la commune d'Apatou (Guyane), dans lesquels ont été respectivement exprimés 359 et 177 suffrages, le scrutin a été interrompu, l'urne a été ouverte et les bulletins ont été transférés dans une nouvelle urne au seul motif que le compteur de l'urne utilisée depuis le début du scrutin ne fonctionnait pas. Ces faits ayant été de nature à altérer la sincérité du scrutin, il y a donc lieu d'annuler l'ensemble des suffrages exprimés dans ces bureaux de vote », stipule le Conseil dans sa décision publiée ce jour.

En Guyane, 536 votes sont donc annulés par cette décision et 20 594 dans toute la France.
Le geste de Jean Lassalle sanctionné
Parmi les autres communes concernées, celle du candidat Jean Lasalle : Lourdios-Ichère. Ce dernier avait mis en scène son abstention au cœur de son bureau de vote. Le Conseil a ainsi annulé les 90 suffrages exprimés par les habitants de ce bureau.

« Ces agissements ont, eu égard à la notoriété de Jean Lassalle dans la commune de Lourdios-Ichère et à sa qualité de député et d’ancien maire, été de nature à altérer la sincérité du scrutin dans cette commune. Il y a lieu, par suite, indépendamment des éventuelles poursuites pénales qui seraient susceptibles d’être engagées, d’annuler les suffrages exprimés dans cette commune », écrit le Conseil. 

L’institution lui reproche de ne pas avoir respecté « les dispositions de l’article L. 49 du code électoral prohibant la diffusion de messages à caractère de propagande électorale la veille et le jour du scrutin ».