En cette période, Rémire-Montjoly double sa moyenne d'inscrits à l'année (RF)
Les retardataires souhaitant s'inscrire sur les listes de leur commune, pour les élections à venir, peuvent s'y rendre jusqu'au 31 décembre. Depuis le début du mois le rythme à doublé dans les mairies, à l'image de Rémire-Montjoly.
À moins de cinq jours de la clôture des inscriptions électorales, et comme dans d'autres services communaux du département, elles sont quatre à s'activer au bureau d'inscription de Rémire-Montjoly. Pas de surprise, « décembre est le mois de pic pour les inscriptions, surtout quand elles sont locales » , confirme la responsable du bureau, Patricia Larance. « À cette période de l'année il nous arrive de demander du renfort aux agents de l'État civil » , glisse sa collègue.
Ce mois-ci, la ville a comptabilisé près de 500 inscrits. « Habituellement on peut passer des jours sans inscrire personne » , commente Patricia Larance. C'est plus du double des inscriptions habituelles. L'agent précise : « Plus de la moitié de ces personnes sont des premiers inscrits ou jeunes majeurs. » Hier matin encore, une vingtaine de Rémirois et Montjoliens se sont présentés dans ce service. Déménageant de quelques pavés de maison, Lawrence devra par conséquent glisser son bulletin dans un bureau un peu plus loin. « Je suis citoyen, je me devais de venir signaler ce changement. Je viens toujours même si c'est juste (il rit). Aux dernières élections, j'étais venu m'inscrire un 24 décembre. » Rémire-Montjoly, qui compte déjà plus de 10 000 électeurs, accueillera pour ces nouvelles élections, six bureaux de vote supplémentaires. Ils passeront alors à douze.
Jusqu'à février, ces agents traiteront les dossiers d'inscrits, date à laquelle l'Insee communique ses dernières listes (décès, électeur s'étant inscrit ailleurs, etc.). Avant cela, le 6 janvier, une seconde Commission de révision (la précédente s'est tenue le 20 décembre) déterminera d'éventuels cas de dossier non recevable. Fait « très rare » , souligne-t-elle. D'autres bureaux de l'Île-de-Cayenne, fermés encore hier à l'occasion des fêtes, rouvrent leurs portes ce matin à compter de 7 h 30, comme à Cayenne et Matoury. Ils inscriront eux aussi sur les listes électorales, jusqu'au 31 décembre. En général, jusqu'à 13 heures.
Près de 90 000 personnes devraient être inscrites
Il y avait un peu plus de 77 212 électeurs inscrits au deuxième tour des élections législatives de 2012. C'était le dernier scrutin organisé en Guyane. Le 23 mars, au premier tour des élections municipales, il devrait y en avoir beaucoup plus, sans doute aux alentours de 90 000.
Outre les jeunes inscrits automatiquement pour le jour de leurs 18 ans, les électeurs sont nombreux à venir s'inscrire. « Dès qu'il y a élection municipale, il y a toujours un grand nombre de personnes qui viennent » , confirme-t-on à la mairie de Sinnamary. Le service des élections s'attend à recevoir une vingtaine d'électeurs le 31 décembre. Le nombre d'électeurs devrait passer de 1 800 à 2 000.
À Roura, le nombre d'inscrits était de 1 900, hier matin, contre 1 717 il y a dix-huit mois. À Macouria, où les immeubles poussent comme des champignons, il devrait passer de 4 500 à 5 000. « Ça bouge avec l'évolution de la commune. Ce sont beaucoup de gens de Soula et Sainte-Agathe, des personnes qui viennent d'arriver » , confirme le service des élections. Lors de la dernière commission de révision des listes électorales, il y a deux mois, il y avait cent cinquante nouveaux inscrits. Depuis, le service des élections en reçoit une quinzaine par jour et s'attend à une vingtaine le 31 décembre.
À Maripasoula aussi, les inscriptions sont en hausse. Certains électeurs sont même venus le 24. « Les jeunes n'étaient pas là. Ils profitent des vacances pour s'inscrire » , explique-t-on au service des élections. La commune devrait passer de 1 500 à 1 700 électeurs.
Mais sur le Haut-Maroni, les choses sont plus compliquées : « Beaucoup de gens n'ont pas de justificatif d'adresse. Il faut qu'ils reviennent avec des attestations d'hébergement. C'est pour ça qu'il faut qu'ils viennent le plus tôt possible. Si on doit étudier toutes les nouvelles inscriptions lors de la dernière réunion de la commission, il est très compliqué de tout vérifier. » Bonne raison pour ne pas attendre mardi, 18 h, pour aller s'inscrire.
A Macouria, près de 500 citoyens supplémentaires se sont inscrits sur les listes cette année (Jody Amiet)
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Pierre-Yves CARLIER
REPÈRES
- Qui peut s'inscrire ?
L'inscription sur les listes électorales est obligatoire (ar ticle 9 du code électoral). Il faut être de nationalité française, être majeur, jouir de ses droits civils et politiques (ne pas être sous tutelle ou curatelle, ni s'être fait retirer le droit de vote par un tribunal), vivre dans la commune ou y payer ses impôts locaux.
- Comment prouver son rattachement à la commune ?
Parmi les preuves acceptées : les quittances ou factures de moins de trois mois, avis d'imposition, bulletins de salaire ou titres de pension adressés à son domicile, cer tificat d'hébergement (avec une preuve d'attache de l'hôte, sauf s'il s'agit du père ou de la mère).
- Jusqu'à quand s'inscrire ?
Les mairies ont rouvert leur service des élections hier ou ce matin. Elles ont l'obligation d'être ouvertes jusqu'au 31 décembre, mais pas ce week-end. Le ministère de l'Intérieur a publié une circulaire dans laquelle il rappelle que « si le 31 décembre tombe un jour de la semaine où les mairies sont habituellement ouver tes, les demandes d'inscriptions seront reçues aux heures d'ouver ture des services. » La plupar t seront donc ouvertes jusqu'à 18 h le dernier jour, mais cer taines pourraient fermer à midi.
- S'inscrire en ligne ?
Il est possible de s'inscrire en ligne jusqu'au 31 décembre à 23 h 59. Mais vérification faite, aucune des mairies de Guyane ayant un site internet en propose ce service. À moins que nous ayons mal cherché.
- Et pour les jeunes ?
Les personnes atteignant leurs 18 ans avant le jour des élections sont inscrites automatiquement sur les listes électorales. Elles recevront automatiquement leur carte d'électeur.
- Et en cas de refus d'inscription ?
Si la commission électorale pense qu'une personne ne peut pas s'inscrire dans la commune, elle doit le lui faire savoir dans les deux jours suivant la réunion. Le courrier doit préciser la raison pour laquelle l'inscription est refusée. L'électeur a 24h pour présenter ses observations à la commission, sinon, il a jusqu'au 20 janvier pour contester la décision devant le juge du tribunal d'instance.
- Comment se passe la radiation ?
L'inscription dans une nouvelle commune entraîne sa radiation de son ancienne commune. Les services des élections sont également censés être tenus informés des décès d'électeurs.
(photo d'archives)
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