Pas d'indemnités de départ pour les ministres nommés quelques heures
Sébastien Lecornu a annoncé à Matignon que les ministres démissionnaires ne toucheront pas les indemnités de départ
Cette question enflamme les réseaux sociaux depuis quelques jours. Les ministres du gouvernement très éphémère toucheront-ils une indemnité ?
Mercredi 8 octobre, lors d'une allocution à Matignon, Sébastien Lecornu a affirmé que les ministres nommés "quelques heures" ne pourront pas prétendre aux indemnités de départ qui peuvent atteindre 28 000 euros.
Selon l’ordonnance du 17 novembre 1958, modifiée le 13 octobre 2013, chaque ministre démissionnaire peut percevoir une indemnité de départ pendant trois mois d’un «montant égal au traitement qui lui était alloué en sa qualité de membre du gouvernement». L'indemnité brute des ministres peut atteindre un montant compris entre 10 000 et 15 000 euros.
Pour en bénéficier, les ministres démissionnaires doivent avoir quitté leur emploi ou un mandat avant leur nomination. Or, dans ce gouvernement éphémère, douze d'entre eux étaient déjà en poste sous le gouvernement de Bayrou.
Seuls les six nouveaux arrivants étaient potentiellement concernés. Parmi eux, Bruno Le Maire était d'office exclu par cette disposition puisqu'il travaillait dans le privé et qu'il s'est lui-même retiré de ce gouvernement.
Concernant Roland Lescure, Éric Woerth, Naïma Moutchou, Marina Ferrari et Mathieu Lefèvre, ils ne toucheront pas d'indemnité supplémentaire parce qu'ils sont députés et continueront à être payés par l'Assemblée nationale. «On ne peut pas vouloir faire des économies si on ne maintient pas par ailleurs une règle d’exemplarité et de rigueur», a déclaré Sébastien Lecornu.

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