Votre exercice a été ponctué de faits
d'actualité et de prises de décisions marquants comme la fermeture
du guichet d'accueil des demandeurs d'asile en septembre
2016...
En 2016, on a observé une forte poussée de
la demande d'asile et on s'est rendu compte que notre
administration n'était pas adaptée au problème qui se posait. J'ai
décidé de fermer le guichet d'accueil de la Croix-Rouge et de
l'administration pendant trois mois pour tout réorganiser. Un moyen
biométrique pour éviter les fraudes a été installé. À cette époque
là, on a été attaqué plusieurs fois par la Cimade (Comité inter
mouvements auprès des évacués) au tribunal administratif. La
fermeture provisoire n'a pas été jugée, par le tribunal
administratif et le Conseil d'État, comme irrégulière. Ils ont
considéré que les conditions dans lesquelles nous travaillions ne
permettaient pas d'enregistrer correctement les demandes. Je ne me
suis pas contenté de fermer et de réorganiser. Au cours de
2016-2017, nous avons organisé trois retours groupés qui complètent
le travail que nous faisons régulièrement sur le retour de
personnes en Haïti. Il faut prendre des moyens d'autorité sur cette
vague d'immigration. C'est ce que j'ai fait et c'est ce que, je
pense, mon successeur fera.
Quel regard portez-vous aujourd'hui sur la
décision et les moyens employés pour évacuer le mont Baduel ?
La clé de ma décision,...
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