Malgré l'entame des discussions hier matin, les élus ne donneront leur avis sur le projet de loi que la semaine prochaine (Henri GRIFFIT)
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Dimanche soir, la ministre de l'Outre-mer a fini par accepter que les élus guyanais ne donnent leur avis sur le projet de loi sur la création de la nouvelle collectivité qu'en janvier. Hier en séance plénière, ils en ont néanmoins longuement débattu.
Finalement, les conseillers régionaux ne donneront leur avis sur le projet de loi pourtant sur la création de la nouvelle collectivité qu'en janvier. Saisis il y a quelques jours par le gouvernement dans le cadre d'une procédure d'urgence, les conseillers avaient manifesté leur désapprobation face à cette précipitation. Obligés de donner un avis avant la fin du mois, ils étaient prêts à s'y plier, avec la ferme intention de rouvrir le dossier éventuellement en janvier si nécessaire. Dimanche soir, Marie-Luce Penchard a finalement accordé un délai supplémentaire, laissant la possibilité aux élus de se prononcer avant le 10 janvier.
La séance plénière est programmée pour le 6 janvier, mais réunis hier matin avec cette unique question à l'ordre du jour, les conseillers ont accepté d'ouvrir la discussion, même si chacun a préféré en garder sous le pied pour janvier. Les débats ont essentiellement tourné autour des finances de la future collectivité, la gouvernance et les compétences. Et à en croire ces premiers débats, il y a fort à parier que beaucoup de réserves seront émises à l'encontre du texte proposé par le gouvernement. « Pour les finances, il faut un débat de fond. Il faut avoir des moyens pour faire quelque chose de ce pays » , a martelé Christiane Taubira.
Beaucoup d'élus, de la majorité comme de l'opposition, ont estimé que l'addition des dotations des deux collectivités n'était pas suffisante pour combler le déficit structurel. Aujourd'hui, pour permettre à la nouvelle collectivité de disposer des moyens financiers, plusieurs pistes sont avancées : la compensation des 27 millions d'euros de l'octroi de mer destinés aux communes mais versés aujourd'hui au Département, la création d'une nouvelle taxe régionale et la révision de la dotation superficiaire qui a été plafonnée par le gouvernement. Des pistes qui seront certainement explicitées le 6 janvier prochain.
Le Département, qui a programmé une séance plénière le lendemain, pourrait à cette occasion se prononcer sur ce projet de loi.
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