Après Walwari (notre édition du 4 juin), le MDES (Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale) et AGEG (À gauche en Guyane) ont eux aussi réagi à l'annonce de la création prochaine par le gouvernement d'une société publique minière.
Pour le MDES, cette création « ne répond pas aux exigences de développement autonome de la Guyane » . Il considère que ce projet « tend à masquer les vraies responsabilités juridiques et financières de l'État français dans le non-accompagnement du pays » . Pour le mouvement indépendantiste, cette création est prématurée. « Avant [...], il faut régler certaines grandes questions : le droit de maîtrise des collectivités guyanaises sur le sol et le sous-sol de Guyane, la nécessité du développement des infrastructures de désenclavement et de liaison afin de permettre la circulation des hommes et des ressources exploitées, la création d'une société mixte de comptoir d'or, dirigée à 51% par les collectivités locales, qui achète et raffine l'or produit localement, et l'installation systématique d'entrepreneurs guyanais sur tous les sites reconquis sur les garimpeiros » .
Dans son communiqué, À gauche en Guyane rappelle d'emblée que « la Guyane est le département français le plus soumis à la puissance étatique alors même que l'État est engagé dans une politique de décentralisation » .
Rappelant les mesures « imposées » par l'État à la Guyane ces dernières années, AGEG renouvelle sa proposition de création d'une « société d'économie mixte pour la gestion de la ressource aurifère et minière en Guyane, détenue par les opérateurs privés et les collectivités locales » . Le parti réitère aussi sa demande d'une réforme du code minier en faveur d'une fiscalité propre aux collectivités territoriales.
En clair, tant le MDES que l'AGEG rejettent l'idée que l'État soit partie prenante d'une société publique minière guyanaise.
Édition spéciale : Rétro 2025
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