Maripasoula : « La DSP, la PPE sont les causes de la violence sociale que nous subissons aujourd'hui »
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Maripasoula : « La DSP, la PPE sont les causes de la violence sociale que nous subissons aujourd'hui »

Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
Juvénilla Teulia, du Collectif des habitants de Maripasoula signe avec Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale et Serge Anelli, maire de Maripasoula, un relevé de conclusions après la réunion de crise de samedi avec une soixantaine de participants. Les compétences attaquées sont plus celles de l'Etat et d'EDF mais la délégation de service public de la desserte de Maripasoula par avion a  bien été signée par la CTG et la Compagnie Aérienne Inter Régionale Express dont Air-Guyane fait partie. dix millions d'euros par an sont donnés dont 8.5 par la CTG et 1.5 par l'Etat, à la compagnie aérienne pour 37 000 sièges par an soit 100 personnes par jour de transportés entre la commune et le littoral. 
"On est plutôt autour de 45 000 passagers par an. On va passer le nombre de rotations de 21 à 28 par semaine, mais ce qu'il faut c'est l'ATR et ses 40 places. La DSP a été conçue par rapport à l'argent que la CTG était prête à mettre et par rapport aux avions de la compagnie disponible. C'est un non sens. On devait exiger plus d'avions dès le départ", analyse Olivier Taoumi, le conseiller spécial du président Serville. Cette DSP, signée par la majorité précédente, fait l'objet d'une enquête du parquet national financier.
Juvénilla Teulia, du Collectif des habitants de Maripasoula signe avec Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale et Serge Anelli, maire de Maripasoula, un relevé de conclusions après la réunion de crise de samedi avec une soixantaine de participants. Les compétences attaquées sont plus celles de l'Etat et d'EDF mais la délégation de service public de la desserte de Maripasoula par avion a bien été signée par la CTG et la Compagnie Aérienne Inter Régionale Express dont Air-Guyane fait partie. dix millions d'euros par an sont donnés dont 8.5 par la CTG et 1.5 par l'Etat, à la compagnie aérienne pour 37 000 sièges par an soit 100 personnes par jour de transportés entre la commune et le littoral. "On est plutôt autour de 45 000 passagers par an. On va passer le nombre de rotations de 21 à 28 par semaine, mais ce qu'il faut c'est l'ATR et ses 40 places. La DSP a été conçue par rapport à l'argent que la CTG était prête à mettre et par rapport aux avions de la compagnie disponible. C'est un non sens. On devait exiger plus d'avions dès le départ", analyse Olivier Taoumi, le conseiller spécial du président Serville. Cette DSP, signée par la majorité précédente, fait l'objet d'une enquête du parquet national financier. • G. GUITTEAU

Le mouvement de grève à Maripasoula a démarré mercredi, il se poursuit encore ce lundi. Les habitants réclament une production d'électricité stable et digne de ses 12 000 habitants et une amélioration de la desserte par Air-Guyane.

 Les mains montrent ce qui n'est plus. A deux pas de la mairie en bois de Maripasoula, certains participants de la réunion de samedi, entre la Collectivité territoriale (CTG), les représentants de la population mécontente et le maire, montrent l'emplacement de l'ancienne maternité.

« Je suis né ici, en 1987. Ce n'est plus possible depuis un bon moment. Voilà, un des signes de notre abandon », indique Pierre Agésilas, membre du mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES) de Maripasoula.

Denis Aténi a discuté avec le président de la CTG sur le barrage de la crique Daouda. Lui qui vit de petits boulots exprime la colère de la population. " Ce que la France fait à la Guyane vous faites la même chose avec nous à Maripasoula. Vous êtes dans une tour d'ivoire. On veut des solutions, nous ne voulons plus de négociations", déclare-t-il au président en préambule. • G. Guitteau


L'homme, maillot du Bayern de Munich, barbe fournie et lunettes de soleil imposantes tient avec d'autres camarades, le barrage de la crique Daouda qui mène à l'aérodrome. La délégation territoriale avec à sa tête le président Serville se sont rendus à pied vers ce barrage après avoir atterri sur la piste provisoire en latérite, samedi vers 10 heures soit quatre jours après...